jeudi, 05 juin 2008

La belle et la bête en chantier

La belle et la bête en chantier.jpgVirgnie Dejeux nous propose une nouvelle fois, à travers son filtre "danse contemporaine intellectualisée" une adaptation d'un conte classique, matière désormais logiquement vue sous le jour de la psychanalyse.

On entre au départ dans un univers nouveau, fabriqué, une scénographie englobante qui comprend le spectateur, qui se trouve alors au sein d'un cocon d'organdi, formant un théâtre, un lieu idéal pour l'action du conte.

Entrent alors par une porte en bois, comme une de celles du monde merveilleux d'Alice, deux danseuses, doucement, d'abord des mains qui évoquent une première narration, puis les corps entiers, qui évoluent autour d'un module composé de coussins, comme dans un rêve, proche du sommeil par le rythme, le thème et la scénographie.

Sans en saisir tous les sens, on est alors spectateur d'une pièce qui se veut peut-être une compilation des différentes allégories et métaphores autour de la belle et la bête, la belle est la bête, la belle hait la bête…

lundi, 28 avril 2008

Salut

Présentée au théâtre des marronniers à Lyon ces trois dernières semaines, la pièce de Yann Ducruet est de qualité.

Pendant une bonne heure, on suit l'histoire de cet homme, le dernier sur terre, las et triste sur son île quand tout a été englouti par les flots; qui, pour subsister pêche et comble de son malheur, va ramener du bout de sa canne, la seule espèce qu'il ne peut se résoudre à consommer, un, humain!

Et de là le fatalisme des premiers instants laisse place au lyrisme d'une forme évolutive qui sait devenir comédie musicale, puis retraverser, de ce théâtre très moderne, vers des moments plus classiques en donnant du côté des mythologies (la scène serait un purgatoire…?).

Un espace prenant, divertissant et réflectif, ou il fait bon se promener.