jeudi, 24 janvier 2008

No country for old men

2594fc9231056b8e1facb7a3aedd948d.jpgATTENTION c'est très violent, et en fait assez différent de ce qu'ont fait les frères Coen jusque là, il y a du renouvelement dans l'univers des deux frangins, et c'est pas mal… mais c'est peut-être encore un peu tôt dans ce nouveau virage et le film est assez décevant (bien sûr je n'engage que moi, mais ça va de soit… non?).

L'histoire commence quand un homme qui chasse dans le désert, et part à la poursuite d'un animal qu'il a touché, se trouve face à d'autres gibiers imprévus, des hommes qui se sont fusillés "à la O.K. Corral". Car ici les hommes sont traqués et traqueurs, retour complet à la bestialité et à la logique primaire de survie.

C'est aussi une question de domination, physique, mais qui implique aussi un univers psychologique, chaque homme/animal a ses codes, et sa capacité de domination physique va lui permettre de montrer la suppériorité de ses codes; l'argent, l'intrépidité, la folie et la tradition pour les quatre hommes qui portent ce film.

Javier Bardem, est saisissant de cruauté et de violence, vraiment impressionant, surtout pour un type qui a dans le passé joué des rôles d'homo et de tétraplégique (Mar Adentro).

On est content aussi de retrouver Tommy Lee Jones (bien meilleur que dans son western, trois enterrements) et Woody Arrelson .

Le rythme du film est un peu étrange puisqu'on est embarqué pendant une bonne période centrale dans un suspens très prenant, le tout entouré de deux séquences calmes, Tommy Lee Jones moralisant, regretant le bon vieux temps…

vendredi, 04 janvier 2008

Dear wendy

c4fedecb3f669746b59c89e161bd3967.jpgSi Lars Von Trier et Thomas Vinterberg sont déjà chacun de leur côté d'excellents réalisateurs et si on avait pu déjà admirer dans les années 90 la dizaine de rejetons nés de leur projet de cinéma humble, ce projet écrit par le premier et réalisé par le second ajoute une pierre de taille à leurs carrières respectives.
On a tous compris un jour (surtout quand on a suivi l'évolution très décevante de l'ex-grand Darren Aronofsky) que l'art se faisait peut-être mieux dans le dénuement et l'idéalisme qu'avec des gros sousous. C'est sûrement ce qui permet à ces deux cinéastes, après avoir lancé et présidé l'initiative plus qu'heureuse du Dogme pendant une décennie, d'être toujours des créatifs d'exception en matière de cinéma.
Le film donc, se passe dans une petite ville américaine, un peu un Fenton Town à la Lucky Luke où l'on suit toutes une tribu de jeune paumés qui se fédèrent bientôt autour d'idéaux communs, d'un style vestimentaire et de hobbies un peu bizarres, un peu comme beaucoup de jeunes à la période de l'adolescence, sauf que ceux-ci vont bientôt faire passer leur petite association vers des projets dangereux et relativement idiots qui les emmènent sur le territoire du western avec un zeste de Bonny & Clyde.