dimanche, 20 janvier 2008
Les grandes gueules
Un autre film de Robert Enrico, qui tourna aussi Le vieux fusil et Les aventuriers.
Toujours des histoires d'hommes, intègrent, placés faces à des situations particulières qui révéleront leur caractère.
On suit ici Bourvil (c'est un peu son Tchao Pantin) et Lino Ventura (un gros dûr qui tape fort mais sait plaîre aux femmes, comme souvent).
C'est un film qui parle de réinsertion: le personnage de Bourvil (qui fait pas rire du tout) revient du Québec, pour reprendre l'exploitation forestière de son père dans les Vosges, malmené par un concurrent plus puissant et franchement déloyal, il trouve bientôt le soutient qui lui manquait dans le personnage de Ventura qui va lui amener des détenus en conditionnel comme main d'oeuvre.
Dans ce coin perdu, une sorte de huis clos s'installe entre ces hommes aux caractères durs, ponctué par la présence de quelques femmes qui ne parviendront pas à les tirer de cette atmosphère virile qui les excluent.
Bourvil est simplement génial et d'une violence physique et de caractère vraiment impressionnante.
Le récit est prenant et on passe 124 minutes pas du tout ennuyeuses.
La musique accentue le côté western, bien que composée par François de Roubaix, elle fait fortement penser à du Ennio Morricone.
13:18 Publié dans Film | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : robert enrico, bourvil, ventura
vendredi, 04 janvier 2008
Les aventuriers
Robert Enrico, c'est ce type qui fit aussi Le vieux fusil et Les grandes gueules, un cinéaste qui n'est peut être pas des plus renommés dans la grande histoire du cinéma, mais qui avait (mort en 2001) l'avantage de faire des films avec un vrai style à lui, avec des hommes des vrais qui doivent prendre des décisions face à des situations délicates (mais rien à voir avec l'ami Steven Seagal).
Ici il s'agit de deux compères, des notables ceux-là, puisqu'il s'agit de Lino Ventura et Alain Delon qui ont une grosse envie de faire quelquechose de leur vie, un peu de passer à la postérité, beaucoup d'être heureux, suite à quelques épisodes qui foirent pas mal, ils se retrouvent sur la piste d'un trésor en pleine mer qui ne demande qu'à être repéché.
En plus de l'intrigue qui est assez prenante, on a alors l'avantage de suivre deux (très) grands acteurs en pleine gloire (années 60) vraiment convaincants dans leur rôles.
17:16 Publié dans Film | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : robert enrico, chasse au trésor