jeudi, 15 janvier 2009

Et l'absurde distille sa logique

Et l'absurde distille sa logique.jpgEt l'absurde distille sa logique, ou comment je suis passé d'une soirée où j'allais écouté chanter la meuf à mon pote à un pur ravissement, à la limite du transcendantale.

Une ptite meuf donc sur scène, qui n'a l'air de rien de prime abord, tant qu'elle n'a pas révélé ce qu'elle a à l'intérieur, cette voix! Et cette gestuelle scénique qui nous fait bientôt passer du Edith Piaf, au Nina Simone en passant par Tom Waits ou des relans de boeufs à la Bagdad café…

Toutes les langues du monde dans une seule bouche, qui passe dans le même titre du français, au russe (?), l'allemand, l'espagnol, l'anglais (…), flirtant dans le même temps avec le skat, la chanson française, le jazz, le swing…

On sort très vite d'une fausse impression de rencontrer la nouvelle descendante de la dynastie Bjork, Camille… aidé en cela par une mise en scène poétique qui donne alors une ligne au spectacle, en proposant à l'auditoire de devenir autant de voyageurs dans cet espace-temps du spectacle, dans des phrasés qui nous rappelent un peu le ministère psychique du samedi matin sur Inter.

Et puis elle n'est pas seule, une pianiste/complice essentielle pour suivre cette voix aventureuse et un grateu un peu plus malheureux, plus récent, peut-être encore pas assez intégré au spectale…

Wendy, j'te kif

à 20h30 au Bar des Capucins