lundi, 05 janvier 2009

Les quatre fleuves

Les quatre fleuves.gifDeux jeunes volent à la tire la sacoche d'un vieux monsieur, qui s'avère beaucoup moins fragile qu'ils ne l'avait imaginé, il retrouve le premier qu'il tue, le second survie parce que membre d'une famille soudée et originale composée de quatre frères potentiellement descendants d'un père illuminé qui s'attèle à une reconstitution en canettes de bières d'une sculpture immense dans son jardin.

Et puis bientôt arrive Adamsberg, l'éternel commissaire de Vargas qui voit dans l'affaire le nouvel épisode d'une enquète sur un meurtrier récidiviste et qui va, comme à son habitude s'imprégner du lexique de ses personnages pour parvenir à résoudre cette nouvelle énigme par le truchement de sa réverie.

Un scénario écrit pour cette mise en image et non pas une adaptation, mise en image relative puisqu'une partie des textes restent entiers pour filer de temps à autres vers une série de cases dessinées.

Il est toujours étonnant de voir représenter en image des héros de roman, mais Adamsberg et Danglard arrivant assez tard dans le récit, on a déjà eu bien l'occasion de se familiariser avec les traits de Baudoin.

dimanche, 31 août 2008

Un lieu incertain

Un lieu incertain.jpgAvec ce nouveau roman autour de la personne du commissaire Jean-Baptiste Adamsberg, et de son équipe de la brigade criminelle, l'écriture de Fred Vargas vire un peu au procédé, et même si on prend plaisir à retrouver Retancour, Danglard et cie, on perd aussi un peu son temps à se faire réexpliquer pour la quatorzième fois à quel point Adamsberg est un "pelleteur de nuages".

Avec beaucoup moins d'inspiration que pour Part vite et reviens tard, Dans les bois éternels ou Sous les vents de Neptunes, l'auteur introduit son récit par une suite d'évenements sans liens apparents qui vont peu à peu se reconnecter et trouver la cohérence de leur présence dans le livre en étant autant de maillons d'une même enquête de police, processus classique mais lassant si ce n'est qu'on peut y trouver une réflexion sur le travail de l'auteur qui use de ce procédé, de même que son héros, raisonnant par l'absurde qui fait les liens de l'enquête, alors qu'elle fait les liens de l'histoire.

Comme pour l'homme à l'envers, le roman se donne la singularité de flirter avec les frontières de la SF, mais Vargas préfère toujours redonner toute sa place à son commissaire plutôt que de laisser les particularité de chaque livre dominer l'écriture.