mercredi, 16 juillet 2008
Into the wild
Sean Penn, s'il est souvent un acteur magistral, n'a en fait vraiment pas fait d'étincelles depuis qu'il est passé derrière la caméra…
Déjà Indian Runner et Crossing Guard étaient des films mineurs, sans être mauvais, Into the wild se révèle de la même veine. Cette adaptation du roman de Jon Krakaeur est faite sans perspective, avec souvent des mauvaises idées de réalisation, notamment toute une série d'effets, autant sur les titres que pour l'utilisation du split-screen, toujours mal venus et assez moches.
Chris (Emile Hirsh) est un adolescent paumé, traumatisé par la révélation tardive d'un secret familial entraînant une rupture inévitable avec ses parents, qui prend alors la route pour se reconstruire sur des bases introspectives excluant tout lien social, par un voyage en Alaska, en terre sauvage, Into the wild…
Sur cette base, le film pourrait être beau, mais Sean Penn a l'indélicatesse de rendre ce film, qui aurait pu avoir l'intelligence de la contemplation, bavard, collant très souvent à ses images des voix off, des citations… On sort alors de la magie de la communion entre l'homme et la nature, pour une impression agaçante d'avoir côtoyé pendant 2h30 un adolescent avec une grande bouche et une petite tête.
Parce que prendre des risques aussi inconsidérés pour se dépasser et finir seul dans un monde qu'il ne domine qu'un temps (grâce à un fusil aux cartouches inépuisables…!) à seul fin de découvrir que le bonheur ne se gagne que s'il est partagé, est finalement une démarche bien absurde…
13:35 Publié dans Film | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : into the wild, sean penn, emile hirsh