jeudi, 26 février 2009
Mon idole
Pourquoi le film de Guillaume Canet est-il un échec?
En réalité son 4° film (si quelqu'un a vu ou même vaguement entendu parlé des trois premiers qu'il se manifeste!), Mon idole est sans conteste une bouse.
Parce que lorsqu'on se donne pour mission de critiquer le monde de la télévision et ceux qui décident des programmes, en mal d'audimat, on peut se permettre un peu plus d'imagination pour mettre en scène du cinéma.
Parce que la créativité sur un tournage ce n'est pas de chercher des axes de caméra originaux pour le plaisir , mais qu'on doit aussi se donner la peine de rechercher le sens dans ces partis pris techniques.
Et puis pour moi, Guillaume Canet acteur, ça n'a jamais été la panacée, alors de le voir interpréter un rôle qu'il a lui même écrit n'arrange rien…
Fort heureusement, Ne le dis à personne, son dernier long (2006) est beaucoup plus réussi.
Ce qui est peut-être le plus agaçant dans la longue liste des défauts de Mon idole, c'est la façon systémique qu'a le scénario de raisonner à coup de clichés, parce que finalement qu'est ce que le pitch de ce navet sinon: Un gentil assistant qui veut gentiment faire carrière dans la TV se trouve pris dans les griffes d'un ignoble producteur qui va user de sa crédibilité pour en faire son esclave? C'est gros quand même…
Mais encore une fois, tout se recoupe, et on ne pouvait pas attendre grand chose de l'acteur de Les liens du sang, Ensemble, c'est tout, Jeux d'enfants, Vidocq, Les morsures de l'aube, La plage…
Petit bonus, la musique composée par Sinclair, qui nivelle le tout sur une tendance post-funky, quelques soient les tentatives du script de varier les émotions de ce projet qui se veut une comédie dramatique.
Et puis, quand on se permet de critiquer la violence des images TV, on évite de coller des séquences de meurtre (complètement copié sur celle de Lost Highway d'ailleurs) dans son film, à moins qu'il s'agisse d'une critique sous-jacente doublée d'une mise en abîme?
18:00 Publié dans Film | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : mon idole, guillaume canet, françois berléand, diane kruger