mercredi, 04 novembre 2009
Le jeu de l'ange
Un sixième roman pour l'auteur barcelonais, après l'ombre du vent, publié en 2001, livre que j'avais trouvé particulièrement formidable, presqu'autant que j'ai été déçu par celui-ci…
Autant le précédent roman de Zafon flirtait avec bonheur du côté des classiques, laissant s'échapper des pages quelques notes de Hugo, autant Le jeu de l'ange n'arrive qu'à citer Molière ou Marquez, sans les inclure vraiment dans la narration.
Je suis toujours très client de ces oeuvres qui se donnent pour fil le parcours initiatique d'un jeune homme vers l'age adulte (Hesse, Hearn…), mais sorti de cette belle introduction, justement dans ce registre, l'auteur entraîne David Martìn, vers les ressorts du polard, avec tellement de rebondissements que ça en devient fatiguant.
Les années 1920, Barcelone. David Martìn, donc, jeune reporter en charge des faits divers à la Voz de la Industria, orphelin, est forcé par son protecteur à se lancer dans l'art de l'écrtiture littéraire, activité qui lui confère une petite renomée, qui lui permettra bientôt d'être contacté par un éditeur français, avec lequel il se liera alors via un pacte faustien.
Ces nombreux emprunts aux classiques des beaux arts étant déjà un mal suffisant pour empècher ce livre d'être majeur, Zafon en rajoute en réutilisant honteusement le décor du Cimetière des Livres Oubliés, si belle trouvaille du roman précédent.
C'est peut-être à la lecture du 4° de couverture, lorsqu'on apprend que l'auteur est désormais citoyen américain et exerce la profession de scénariste qu'on peut comprendre pourquoi il a tant sacrifié dans cette écriture au suspense…
21:09 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : le jeu de l'ange, carlos ruiz zafon
mercredi, 16 janvier 2008
L'ombre du vent
Peut-être comme un clin d'oeil au "Farenheit 451" de Ray Bradbury, Carlos Ruiz Zafón commence son roman par la visite d'un fils et son père, au Cimetière des livres oubliés, pour y dénicher l'oeuvre qui le fera entrer dans une corporation de lecteurs, le tout dans un climat de fascisme gouvernemental.
Le jeune homme deviendra alors, comme le héros de Bradbury, le réceptacle de l'oeuvre qu'il a choisi et partira à la recherche de son auteur mystérieux.
On accède alors à plusieurs degrés de narrations ou l'on navigue à la fois dans l'univers du lecteur et de l'auteur, univers qui vont finalement se rejoindre.
L'oeuvre fait par ailleurs aussi écho aux "Misérables" de Hugo avec un Jean Val Jean assez semblables, puisque ex-taular, perpétuellement tyrannisé par une police omniprésente.
Comme un véritable roman d'initiation, "L'Ombre du vent" est un livre très prenant, haletant, qu'on a du mal à poser, jusqu'à la dernière page.
18:48 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : l'ombre du vent, carlos ruiz zafon