mardi, 13 octobre 2009

Unglorious Basterds

Inglorious.jpgComme de bien entendu, le 7° film (et je suis sûr que ce chiffrage va encore créer un débat, oh combien constructif...) était très très attendu, et les critiques de tout poils ont pu s'en donner à coeur joie et s'horrifier de la teneur discursive absolument scandaleuse de l'oeuvre.

Moi j'ai vu du Tarantino pur jus, avec des séquences de Western (la première), de très belles caméra (dans le cinéma, sur la fin), des personnages très bavards (tout le temps).

Finalement l'idée de filmer pendant 2H30 un commando juif déterminé à scalper du nazi mené par Brad Pitt et d'aller même jusqu'à tuer Hitler, Goebels et toute la clique des gros chanmés, même si ça présente très mal tant la Shoah est un terrain dangereux pour une fable (?), quand c'est fait par ce type là, ça passe à peu près, Tarantino use du pire épisode de l'histoire de l'humanité comme un décor et c'est accéptable, étonnant...

Par contre pour ce qui est des qualités filmiques, je suis révolté, j'espère que ce ventre mou n'est pas le début d'un lent déclin et que la théorie de Sick Boy ne se vérifiera pas! Ici, on ne joui ni de l'entierté de genre du boulevard de la mort, ni de la superbe interprétation à la Kill Bill, et la musique! Fini les bandes rock exhumés des 50's, elles ont étes outrageusement remplacées par des nappes au mètre meublantes à la Ikéa... dommage...

lundi, 16 février 2009

L'étrange histoire de Benjamin Button

L'étrange histoire de Benjamin Button.jpgD'abord un horloger aveugle qui perd son fils à la guerre et décide alors de faire jouer son chef d'oeuvre à l'envers, comme un espoir absurde de faire revenir son enfant en inversant le cours du temps.

Puis cet espoir qui devient cauchemar dans une autre famille, où l'enfant nouveau-né est un vieillard qui fera sa vie à l'inverse, en orphelin d'une mère qui meurt à sa naissance et d'un père qui l'abandonne.

Fincher est pourtant un bon réalisateur qui arrivait le plus souvent à filmer de bons projets, efficaces et distrayants, tels Seven, Panic Room…, toujours ces sortes de huis clos angoissants… ici il s'essaie à la romance, laissant bien vite de côté les possibilités offertes par son "éléphant man" après de longues séquences qui lui permettent de mettre en avant les talents de son équipe de maquilleur, pour raconter l'amour mutuel d'une vie entre deux êtres.

Et comme on parle d'une intense histoire d'amour et qu'on se refuse définitivement pour un projet à avoir une seule idée originale, racontons cette belle mièvrerie "à la Titanic". Mais là où le projet de James Cameron avait l'intérêt de nous faire suivre les fouilles archéologiques liées à un événement historique, les carnets de Benjamin Button n'apportent rien à la narration.

mercredi, 31 décembre 2008

Burn after reading

Burn after reading.jpgVu la filmo le plus souvent formidable des deux frangins, on s'attend toujours à tomber sur une nouvelle perle quand on va au ciné voir le dernier film des frères Coen, mais Burn After Reading, se place dans la continuité de deux réalisations précédentes beaucoup moins glorieuses que Fargo, Barton Fink, The big lebovski ou O'brother were art thou?: Intolérable cruauté et Ladykillers.

On se demande bien pourquoi, ils tiennent à réaliser de tels navets quand on les sait capables de prouesses si remarquables… peut-être obligation contractuels qui les lient à des studios, comme pour Ridley Scott (La chute du faucon noir, Kingdom of heaven) ou Tim Burton (La planète des singes, Big fish, Charlie et la chocolaterie). C'est peut-être là qu'on comprend l'intéret de l'exception culturelle française, qui permet aux réalisateurs hexagonaux de tourner sans rentabilité…

Burn after reading c'est l'histoire d'un mec (John Malkovitch), démissioné de la CIA, que sa femme cherche alors à quitter. Pour se faire, elle pèche aux hasards des secrets de son mari des données classées top secret qui vont tomber par accident dans les mains d'une employée d'un club de gym (Frances Mc Dormand) prête à tout pour obtenir l'argent qui lui permettra de faire les opérations de chirurgie esthétique qui cacheront les années superflues.

Tout ça est traité dans un mode minimaliste, de moyen, de décors, d'idées et rend le film assez peu intéressant, décevant, sauf peut-être pour son côté "suite de gag" (Brad Pitt et sa gestuelle de débile/disco, George Clooney et l'étonnante surprise qu'il prépare pour sa femme…) qui pour le coup est la seule chose qui rappel une présence au poste de la réalisation.

Mais j'ai peut-être été simplement géné par une différence culturelle, il est bien possible que ce tout petit film parodique d'espionnage fasse bien rigoler les concitoyens de la CIA…