dimanche, 20 janvier 2008

Les grandes gueules

6472bed031802018a328310f2c2832aa.jpgUn autre film de Robert Enrico, qui tourna aussi Le vieux fusil et Les aventuriers.

Toujours des histoires d'hommes, intègrent, placés faces à des situations particulières qui révéleront leur caractère.

On suit ici  Bourvil (c'est un peu son Tchao Pantin) et Lino Ventura (un gros dûr qui tape fort mais sait plaîre aux femmes, comme souvent).

C'est un film qui parle de réinsertion: le personnage de Bourvil (qui fait pas rire du tout) revient du Québec, pour reprendre l'exploitation forestière de son père dans les Vosges, malmené par un concurrent plus puissant et franchement déloyal, il trouve bientôt le soutient qui lui manquait dans le personnage de Ventura qui va lui amener des détenus en conditionnel comme main d'oeuvre.

Dans ce coin perdu, une sorte de huis clos s'installe entre ces hommes aux caractères durs, ponctué par la présence de quelques femmes qui ne parviendront pas à les tirer de cette atmosphère virile qui les excluent.

Bourvil est simplement génial et d'une violence physique et de caractère vraiment impressionnante.

Le récit est prenant et on passe 124 minutes pas du tout ennuyeuses.

La musique accentue le côté western, bien que composée par François de Roubaix, elle fait fortement penser à du Ennio Morricone.