mercredi, 23 janvier 2008

Marie-Antoinette

7f86de64a79e45c4eeab276e890ca1a7.jpgLa dernière réalisation de Sofia Coppola, qui a su en cinq films prouver très largement qu'elle n'était pas que la fille se son père, mais bien une artiste dans le sens noble du terme.

Après les précédentes réalisations qui étaient franchement plus scénarisées, elle se permet en 2006 ce film habité, intelligent et aérien où la scénarisation laisse la part belle à la recherche cinématographique, en montant des images aux lumières somptueuses, éclairée aussi par la très bonne Kirsten Dunst.

Comme chez Van Sant quand il ne cède pas aux facilité des productions américaines, le cinéma de Copolla (la fille) devient extrême, une véritable oeuvre d'art où l'on se permet même de la musique pop pour accompagner ces images étonnante: le pari paraît un peu risqué, mais le rôle de la musique au cinéma est-t-il seulement celui de répéter le message des images?

Vu le parti pris de la réalisatrice, on apprend pas grand chose de plus sur la vie de l'autrichienne, mais c'est bien du cinéma de fiction et pas du tout du documentaire; on a peut-être un peu dépassé ce délire autour de "une histoire vraie qui est arrivée à des vrais gens dans la réalité, ce qui fait un bon film", pour aller vers une sorte de maturité du septième art où il fabrique et utilise ses propres codes, intraduisibles en littérature, en peinture, en théâtre…