lundi, 21 décembre 2009
Touche pas à mon fils!
Depuis 2000 et l'apparition sur les écrans français de la télé réalité avec le Loft (un ramassis de calls-girls et de branleurs impénitents) où l'on nous a prouvé qu'on peut être à la limite de la débilité mentale et devenir l'idole d'une génération, les dangereux producteurs que sont M6, Endemole… ont persisté dans la récupération de ce qu'il y a de plus avilissant dans la culture média anglophone en commettant des délocalisations massives de ce genre d'émission, que ce soit dans le principe (aussi vieux que le mass-média) du radio crochet (star academy, à la recherche de la nouvelle star…) où l'on focalise avant tout sur la médiocrité des candidats sans talent qui sont systématiquement ridiculisés par un jury d'une méchanceté incroyable ou dans celui du coaching où l'on met en scène des incapables notoires dans des registres aussi divers que le ménage, la maternité, la décoration d'intérieur, la réception, éduqués alors par des présentateurs populistes qui usent de leur capacité à manier l'outil audiovisuel pour usurper une image de pédagogue.
Avec Silvio Berlusconi et son modèle de démocratie audiovisuel on a déjà pu voir ce que pouvait être une vrai dérive du pouvoir au service du paraître, avec la télé réalité et ses dérivés globalisés la bonne vieille télévision (désormais écran plat), allumée en continue dans tant de foyers est devenue le vecteur idéal pour véhiculer les codes moraux du nouveau millénaire: votre concitoyen est ridicule, c'est un incapable social absolu, nous pouvons l'aider à devenir meilleur: achetez ikéa, regardez M6, insultez vos parents, votre vie de famille est un enfer, mais nous savons nous en moquer et en faire de l'audimat, pas mal non?
Et dernier avatar de ces absurdités télévisuelles: Touche pas à mon fils! où trois garçons sont accompagnés de leurs mamans pour les défendre contre l'appéti sexuel de dix filles. Parions que les mères seront couveuses, les gars auront un pois chiches dans la tête (c'est quoi du time?) et les filles des gros nichons…
18:36 Publié dans Série | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : touche pas à mon fils!
jeudi, 01 janvier 2009
Weeds
En matière de série TV, les animées avaient déjà pris de l'avance avec Les Simpsons et South Park, en matière de politiquement incorrect, mais les séries classiques ont bien rattrapé leur retard, en abordant à leur tour des thèmes bien éloignées des intrigues gentilles et consensuelles qui prédominaient jusqu'à il y a peu, avec Desperate housewives, Hard et Weeds.
Dans Weeds, il s'agit d'une jeune veuve devenu dealeuse d'herbe, comme une solution idéale pour subvenir à ses besoins et ceux de ses enfants. Bien sûr assez éloignée alors des préocupations habituelles du publique, Nancy Botwin évolue entre ses enfants, son fournisseur, ses clients, ses conseillers juridiques et financiers. Elle doit constituer et conserver son secteur et son réseau, échapper à la loi et améliorer ses produits.
Weeds ne fait pas que choquer par ce postulat de départ assez particulier, c'est une série de qualité, inventive, sous la direction de Jenji Kohan, qui alterne intéligement les situations fictionnelles amusantes et les passages plus identificatoires.
Les épisodes assez courts (25 à 30 minutes) donnent aussi de bonnes possibilités de relancer les intrigues et les évolutions des différents personnages, tous très bien écrits, notamment le rôle du beau-frère, complètement scandaleux, un glandeur invétéré, capable de toutes les extravagances, en matière de pédagogie comme de respect des lois.
L'intrigue est continuellement relancée par les catastrophes multiples qui arrivent dans la vie des Botwin et les solutions qu'ils vont devoir envisager pour les résoudre.
Et l'héroïne est absolument charmante, avec des airs de Nicole Kidman, ce qui ne gâche rien!
16:36 Publié dans Série | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : weeds, jenji kohan
mardi, 15 juillet 2008
Hard
Décidément la série TV n'a plus grand chose à voir avec ce qui se faisait à ses débuts, les scénaristes ayant peut-être épuisé les possibilités dramaturgique des commissariats et autres FBI (bien que les thèmes existent toujours, mais le traitement est souvent très mauvais, non?).
Après la formidable période des séries d'animation dominée par South Park et les Simpsons, un nouveau genre apparaît aujourd'hui, ancré dans le réel, mais un réel non-conforme, divertissant.
Depuis quelques mois on peut déjà suivre les épisodes de Weeds, qui mettent en scène une mère de famille dealeuse, pour Hard (sur Canal+), c'est le même principe, une maman, nouvellement veuve, reprend, pour survivre, le poste de son mari au sein de l'entreprise familiale, productrice de films pornos.
Et comme le personnage n'a rien de la vulgarité, ni d'aucune des qualités qu'on pourrait prêter aux gens de ces professions, toutes les situations deviennent burlesques, décalées, amusantes.
Tout l'intérêt réside donc dans le décalage entre cette maman un peu bourgeoise et le milieu qu'elle côtoie professionnellement et ne peut avouer à ses enfants et amis.
Puis elle se confie à une amie qui se montre alors très intéressée pour une place de "comédienne", et de fil en aiguille elles finissent par monter une société qui a pour but avoué de satisfaire tous les fantasmes de ses clientes.
La pornographie n'est pas pour autant le traitement de la série, elle est traitée comme toile de fond, comme décors!
Je ne fais ici en fait que le résumé de l'épisode que j'ai vu, voir ce que donnent les épisodes suivants…
16:24 Publié dans Série | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : hard
lundi, 26 mai 2008
Engrenages
Il n 'est pas tout les jours évident pour l'abonné Canal de trouver son compte dans la programmation de la chaîne cryptée, il y a du cinéma bien sur, mais depuis quelques années, le niveau baisse largement, et quand on est pas intéressé par les retransmissions sportives…
Et puis il y avait longtemps que je n'avais pas été pris par une série TV, surtout policière, thème dont je m'étais largement lassé, autant en télé qu'en roman.
Mais il faut avouer qu'avec cette création originale diffuser depuis quelques semaines pour la première fois, les lundis, les gens de Canal se sont surpassés.
C'est donc français, sans loucher dans la fabrication outre atlantique, c'est bien ficelé, les intrigues sont vraiment prenantes.
Ca se passe à Paris, dans le 93, entre des procs, des juges, des avocats et des flics d'un côté, et une cité, en face.
Des affaires de stup, des meurtres, tout ce qui fait la richesse dramaturgique d'une brigade criminelle…
C'est très violent, le quotient humain est toujours le leitmotiv de l'intrigue.
Le principe c'est que les situations se détériorent de plus en plus, que le pire est toujours à venir, des engrenages quoi…
23:02 Publié dans Série | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : canal +