mardi, 17 juin 2008
Twelve
De la même classe que ceux de Johnny Cash, l'album de reprises de Patti Smith, avec une même maturité de voix de musicien expérimenté, un peu le même grain, mais en version féminine du coup.
Un disque bourré de titres qui font plaisir à ré-entendre, comme Helpless, White Rabbit, Smells like teen spirit et Pastime Paradise.
Une orchestration simple, minimale, en arrière plan, qui laisse toute la place à la voix donc, superbe.
Pas grand chose d'autre à ajouter, c'est moins facile de disserter sur de la musique, il n'y a pas d'histoire à raconter ni de dramaturgie sur laquelle s'épandre en vains commentaires, écoutez-le! Et peut-être après, achetez-le, le genre d'album qui vaut d'être mis dans le bon ordre sur une platine CD et pas en shuffle mélangé avec vos 40 Go de musiques de votre disque dur externe, bande de pirates!
15:17 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : twelve, patti smith
jeudi, 08 mai 2008
The Information
Quand on a été bercé dans son adolescence par "I'm a loser baby, so why don't you kill me" et puis qu'on s'est fait plus tard une séance d'écoute perplexe de Midnight Vulture, avant de comprendre à quel point le petit génie américain sait se placer à chaque nouvel album dans une recherche innovante, non pas précursive d'un renouveau musicale, mais plus compilatrice de ce qui s'est déjà fait, un peu le même travail que pour des Tarantino au cinéma… on reste alors attaché à suivre la discographie du "rockers" façon années 2000.
The Information, album de 2006, déjà, est bien un nouveau fruit de cette démarche de melting-pot sonore audacieux et réussi qui fait son "style" désopilant et jubilatoire.
Comme d'habitude, on ne comprend donc pas grand chose à la première écoute, et puis les thèmes s'insinuent, comme des rengaines, parce que son imagerie sonore fait écho à la notre, patrimoine de discophile…
Il fut une époque ou les nouveaux genres musicaux (depuis les origines du blues) se devaient d'être revendicatifs d'idéaux ou, pour le moins empreints d'une certaine culture ethnique ou sociétale, depuis et grâce à l'émergence de la musique électronique dans les années 90 (même si elle ffut aussi empreinte au départ des couleurs de l'Allemagne, de Détroit ou de la communauté homo), la musique peut se faire sans étiquette, et des Beck on pu apparaître et réussir, mélanger et transcender, la culture du "vieux monde".
Et comme aujourd'hui le musicien est moins intéressant que la musique, on peu profiter des sons de Beck, mais aussi continuer à écouter du Noir Désir ou du Michael Jackson, sans se soucier de qui a fait quoi dans sa vie privée…
La pochette proposée ici est une version de ce qu'on peut faire avec les stickers joints au CD qu'on trouve dans le commerce. Comme le fait Beck en musique, on peut à volonté composer sa propre jaquette!
11:19 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : beck
mercredi, 07 mai 2008
The good, the bad and the queen
Rien à voir avec un album de remix de la BO de Enio Moricone, il s'agit en fait du dernier projet de Damon Albarn, qui après Blur et Gorillaz, ainsi que quelques projets solo, des BO (comme celle du très bon 101 Reykjavik, sorte de Trainspotting islandais…)… continue ses excellentes collaborations musicales pour ce dernier projet, de 2007 où il bosse alors avec Paul Simonon (L'ancien bassiste de The Clash), Simon Tong (ex guitariste de The Verve) et Tony Allen (ex batteur génial de Fela).
Du beau monde donc sur ce disque, et le casting n'est pas vain, le résultat est au rendez-vous, les 12 titres sont tous très très valables.
Damon Albarn, déjà sur un nouveau projet, sera présent aux nuits de Fourvière avec Honest Jones Revue.
14:52 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : damon albarn
jeudi, 17 avril 2008
Tales of the forgotten Melodies
L'album qui a lancé ce DJ Hip Hop, accompagné sur scène par quelques musiciens branchés en midi.
Wax Taylor, c'est un peu pour notre génération, la suite logique de Portishead, puis des artistes Ninja Tunes.
Une ambiance hip-hop donc, mais aussi trip-hop, new jazz… enfin pas vraiment de genre déclaré, comme souvent la musique quand c'est bon et novateur depuis une quinzaine d'années…
A écouter en priorité la reprise du classique "Que sera sera", très bonne.
Une musique pas vraiment pour danser, plus en fond sonore, quelque-chose qui vient du studio, lancé et primé par Radio Nova, symbolique de ce qui se fait aujourd'hui en matière de musique électronique.
16:51 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
El Abayarde
Le ragga n'est pas qu'une musique hyper produite et formatée par des Sean Paul pleins aux as, et puis comme souvent dans un genre musicale, il y a les gros médiatisés, et puis une foule d'autres derrière aux talents variés.
Tego Calderon distille un rythme qui est bien ancré dans ce genre, mais en proposant dans cet album quelques tracks plus tradis aux sonorités afros, un peu comme chez K'nan ou Orishas, ce qui fait l'intérêt d'un album, parce qu'alors il est composite et pas que dans la répétition de la même recette musicale.
Bien sûr il ne faut pas être allergique au hip-hop pour goûter à cette musique, et puis bien sûr aussi, je vais pas prétendre que c'est d'une composition exemplaire, mais le rythme est bon, ça a bien un côté exotique et ça change…
16:31 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
mardi, 08 avril 2008
La Pompe Moderne
Comme le disent les gens pas drôle, en musique, on a fait le tour (quoique…), alors, tant qu'à écouter des copies de ce qui existe, on peut aussi s'amuser en même temps, ce que propose La Pompe Moderne, anciennement The Brassens, un titre qui leur allait d'autant mieux que ce sont des reprises de tubes récents "façon Brassens", et c'est très drôle, mais Dura Lex sed Lex, et la justice n'est pas drôle, et ils ont dû changer de patronyme.
De ce que je connais, existe déjà une version hilarante de la Vibes (Diam's) et du Mia (I AM), pour le reste, il y a un myspace…
Et puis comme un concept n'arrive jamais seul, il(s) profite(nt(?) du genre pour bien articuler toutes les paroles, et l'on découvre alors des ressources inattendus dans les tubes de nos dancefloor…
Chuis pas une bombe latine, ni une blonde platine… DJ
17:08 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
samedi, 19 janvier 2008
La Candela Viva
La musique colombienne n'est certainement pas faite que de blondes pulpeuses et débiles comme Shakira et en Amérique latine, il existe d'autres chanteuses de talent que Cesaria Evora.
Ce sont autant de choses que nous prouve cet album enlevé de Toto La Momposina y sus tambore.
Avec donc des percussions traditionnels et un rythme à faire pâlir les plus gros tubes de techno, cet album aux paroles simples, portée par une voie envoûtante est un excellent exemple de ce qui se fait de mieux en matière de musique latine.
19:08 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : toto le momposina, colombie
dimanche, 13 janvier 2008
Gling-Gló
Avant de mélanger systématiquement sa voix d'Islandaise à des sons électroniques et à d'autres pris en plein air sur un petit enregistreur, le tout, mixé par des arrangeurs de talent, Bjork avait sorti en 1990, un album unique en son genre ou elle prêtait sa voix cette fois à un trio de jazz: le Tríó Guðmundar.
S'il est vrai que pour de nombreux artistes, une carrière ressemble à l'éternelle réécriture du même projet, il est agréable de découvrir ou redécouvrir ce projet atypique et de qualité.
Le jazz a l'avantage d'être le genre musical qui permet le plus de digressions, puisque synonyme d'improvisation, avant ses passages remarqués et remarquables par l'électro, le beat-box, le trip-hop…, Bjork avait déjà réussi une collaboration de qualité dans ce style.
14:03 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : bjork, jazz, islande
jeudi, 10 janvier 2008
Ghetto-Blaster
Après avoir éclusé les scènes d'Europe avec le klezmerique David Krakauer, le DJ préféré du grand clarinettiste nous sort son premier album solo.
Fini pour Socalled les bords de scènes hasardeux à tenter vainement (je ne me base pour ma critique que sur une seule prestation, mais oh combien désastreuse lors de l'Éclat final à Fourvière en 2006) de poser des samples sur de la musique instrumentale, et vive cet nouvel indépendance qui lui permet de donner enfin libre court à son talent.
Découvert sur le merveilleux blog de la candide cébé (pour lui baiser les pieds suivre le lien en colonne de gauche), le désormais cultisme DJ canadien nous propose dans son premier opus une ballade à travers ses influences nombreuses et éclectiques, du hip-hop au son traditionnel Klezmer, en passant par le classique, la dance…
Construit comme une playlist, l'écoute nous donne vraiment l'impression d'avoir lancé en shuffle une base de mp3 sur notre ordinateur.
Au centre de cette pluie de genres, un tube, un titre qui nous mettrais sur la piste d'un son Socalled, pur jus, qui aurait pour 4'33 digéré ses influences: You Are Never Alone.
19:00 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : klezmer, socaled
Beautiful Freak
11 ans déjà depuis la parution du premier album des Eels, mais il est toujours aussi bon!
Sorti en France grâce au grand (prosternons nous) Bernard Lenoir (toujours audible sur les ondes d'Inter, du lundi au jeudi de 22 à 23h) et aux compils des Inrocks, il est intéressant de revenir aujourd'hui sur ce disque puisqu'il fut en quelque sorte l'instigateur d'un nouveau son, communément baptisé New Rock, décliné depuis par Placebo, The White Stripes…
C'est aussi le premier groupe et donc le premier album produit par la Dreamworks, la société de production cinématographique de Steven Spielberg, ce qui explique la présence de "my beloved monster" sur Shrek (le premier).
Les Eels ont depuis continué leur carrière, sortant 6 albums à un rythme régulier (tout les 2 ans).
Beautiful Freak reste pour moi le meilleur, d'une inventivité sans pareil, avec les talents incroyable de "E" le songwriter et de Butch à la batterie, accompagnés de Tommy à la basse.
C'est une sorte de fusion entre rock, métal et pop, complètement réussie!
10:39 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : the eels
