lundi, 21 décembre 2009
Oxmo Puccino
Comme je suis toujours aussi long à la détente, je n'ai compris qu'aujourd'hui l'importance de l'existence d'Oxmo Puccino dans la scène musicale française, et comme je suis bon prince, je vais pas laisser dans cette ignorance crasse ceux d'entre vous qui le seraient encore.
Fan absolu de la scène hip hop dans les années 90, je m'en était écarté ensuite quand les grands moments de Mc Solaar, I am et Assassin ont laissé la place aux débilous qu'on entend en boucle sur Skyrock. Comme j'ai découvert depuis que le monde entier était hip hop, avec The streets (pour l'Angleterre), Mala Rodriguez (pour l'Espagne), Tego Calderon (pour les Caraibes), Outkast (aux États-Unis)… et puis avec l'avenement du slam en France, je suis revenu d'une mauvaise impression, convaincu peu à peu par les sorties successives du "Cactus de Sibérie" (2004), "Lipopette bar" (2006), puis "l'amour est mort" (2009).
Oxmo Puccino est un grand parce qu'un métisseur de musiques, un type qui a eu une révélation en découvrant le jazz et en a fait alors le mélange avec le rap, une belle réussite!
17:37 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : oxmo puccino
mardi, 13 octobre 2009
Sgt. Pepper's Lonely Hearts Dub Band
Le même collectif reggae qui avait déjà sorti ces dernières années Dub side of the moon et Radiodread a lancé en avril un nouvel album concept remixé en s'attaquant encore une fois à du très lourd, Sergent Pepper, toujours sur le même principe de reprise de morceaux par le différents artistes de la bande, avec un beau respect de l'oeuvre original.
Mais si Dub side of the moon, sorti en 2003, avait l'avantage de la nouveauté doublé d'une belle inventivité, avec une mise à jour amusante du concept de bruitage et d'univers sonore en remplaçant notamment les machines à sous de Money par des sons de bang, le fait de reprendre les mêmes bandes pour les calquer simplement pour un album si riche au niveau sonore est bien dommage.
A noter quand même la belle reprise par Sugar Minott de When I'm 64, seul morceau vraiment réussi de cet album.
11:39 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : sgt. pepper's lonely hearts dub band, the easy star all-stars
Ghetto-Blaster
Après avoir éclusé les scènes d'Europe avec le klezmerique David Krakauer, le DJ préféré du grand clarinettiste nous sort son premier album solo.
Fini pour Socalled les bords de scènes hasardeux à tenter vainement (je ne me base pour ma critique que sur une seule prestation, mais oh combien désastreuse lors de l'Éclat final à Fourvière en 2006) de poser des samples sur de la musique instrumentale, et vive cet nouvel indépendance qui lui permet de donner enfin libre court à son talent.
Découvert sur le merveilleux blog de la candide cébé (pour lui baiser les pieds suivre le lien en colonne de gauche), le désormais cultisme DJ canadien nous propose dans son premier opus une ballade à travers ses influences nombreuses et éclectiques, du hip-hop au son traditionnel Klezmer, en passant par le classique, la dance…
Construit comme une playlist, l'écoute nous donne vraiment l'impression d'avoir lancé en shuffle une base de mp3 sur notre ordinateur.
Au centre de cette pluie de genres, un tube, un titre qui nous mettrais sur la piste d'un son Socalled, pur jus, qui aurait pour 4'33 digéré ses influences: You Are Never Alone.
A l'épicerie moderne le 2 décembre avec David Krakauer
10:53 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : socalled, ghetto-blaster
mardi, 21 juillet 2009
Young Gods play Woodstock
Comme souvent, Fourvière nous offrait dimanche soir un très bon spectacle, carrefour des arts, cette fois à l'occasion d'un concert des Young Gods qui jouent durant 1H30 sur la partition du film de Michael Wadleigh.
Sur un écran géant, placé à la face de la scène, Woodstock, le film, et en dessous, le groupe de Franz Treichler enquille les remix de Jimi Hendrix, The Who, Joan Baez, Richie Havens, Crosby, Stills & Nash...
Parfois proche du film, jusqu'à la synchro gestuelle, notamment durant une séquence ou s'enchaînent les solos de percussions, parfois très éloignés des musiques de 69, jusqu'à ne rechercher qu'une communauté d'énergie entre les images (en haut) et la scène (en dessous), le travail des Young Gods sait rester juste.
Mais le projet est bien loin d'être une simple tentative illustrative, un ciné-concert, la durée de la vidéo est ramenée à 90' (et non plus 180) par le biais d'un échantillonage des chansons, puis des images qui vire bien vite au sampling visuel.
Le point fort de Woodstock, le film, était, en plus de la qualité évidente de la distribution musicale, la présence en interludes de séquences public, illustrations d'une force ethnologique, ce qui donne au projet une portée bien plus large. Comme 24 Hour Party People ou Scratch plus récement.
Certainement un évenement majeur et un moteur pour toute la création musicale depuis 1969, Woodstock n'avait connu jusqu'alors que des tentatives de redites sous des formes trop proches, le spectacle multimédia inventé par les Young Gods devient alors peut-être le meilleur hommage, la façon la plus musicale de se souvenir, 40 ans plus tard.
18:47 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : young gods
vendredi, 24 avril 2009
Beirut
Deux albums sortis pour le moment, par Zach Condon, sous le nom de Beirut, Gulag Orchestar en 2006 et The flying club cup l'année suivante.
Une musique planante, empreinte des sonorités de fanfares, des thèmes spatiaux, avec quelque-chose de Yann Tiersen, en plus moderne. Des titres agéables et très bien travaillés.
Les disques montrent une capacité à produire des morceaux pop (de par la voix), en y attachant des instrumentations variées et inventives, passant dans différents registres.
15:02 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : beirut, zach condon
lundi, 09 mars 2009
The Puppini sisters
Un look et des hymnes complètement rétro pour ces trois filles qui remettent alors au goût du jour tant de standards, mais revisitent aussi à leur sauce très années 40 des tubes plus récents de la scène pop/rock.
De "Bei mir bist du schon" à "Crazy in love", les surprises de re-découvrir les titres dans une interprétation tout à fait valable.
2 albums déjà à leur actif: Betcha Bottom Dollar en 2006 et The Rise & Fall of Ruby Woo en 2007.
15:43 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : the puppini sisters
Chinese Man records
C'est l'histoire d'un vieux sage chinois, originaire du mont Wu Tang, qui décide d'envoyer à travers le mode ses disciples, pour y répandre l'esprit zen.
Chinese Man Records, c'est surtout une bande de joyeux marseillais qui ont sorti, il y a peu, une compilation de leurs titres, enregistrés ces dernières années, principalement à base de musiques bouclées, mais aussi avec quelques thèmes originaux de très bonne facture (I've got that tune).
On peut toujours reprocher à ce genre de disques de manquer de créativité, ou même de prise de risque, tellement le résultat rappel tant d'autres enregistrements, notament de chez Ninja Tunes, mais le résultat est là, l'écoute est agréable et festive.
15:30 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : chinese man records
mercredi, 18 février 2009
Caravan Palace
Le nouveau groupe en vogue sur votre toile qui profite d'un beau buzz sur le net, concrêtisé par deux ans de tournée.
Un mélange sympa entre jazz, swing et électro, de la fusion qui va bien, des parties qui rappellent les Triplettes de Belleville…
Une formation composée de cinq musiciens et d'une chanteuse, recrutée sur myspace (comme quoi… qui a dit que les réseaux sociaux n'étaient pas professionnalisant?).
21:42 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : caravan palace
jeudi, 15 janvier 2009
Et l'absurde distille sa logique
Et l'absurde distille sa logique, ou comment je suis passé d'une soirée où j'allais écouté chanter la meuf à mon pote à un pur ravissement, à la limite du transcendantale.
Une ptite meuf donc sur scène, qui n'a l'air de rien de prime abord, tant qu'elle n'a pas révélé ce qu'elle a à l'intérieur, cette voix! Et cette gestuelle scénique qui nous fait bientôt passer du Edith Piaf, au Nina Simone en passant par Tom Waits ou des relans de boeufs à la Bagdad café…
Toutes les langues du monde dans une seule bouche, qui passe dans le même titre du français, au russe (?), l'allemand, l'espagnol, l'anglais (…), flirtant dans le même temps avec le skat, la chanson française, le jazz, le swing…
On sort très vite d'une fausse impression de rencontrer la nouvelle descendante de la dynastie Bjork, Camille… aidé en cela par une mise en scène poétique qui donne alors une ligne au spectacle, en proposant à l'auditoire de devenir autant de voyageurs dans cet espace-temps du spectacle, dans des phrasés qui nous rappelent un peu le ministère psychique du samedi matin sur Inter.
Et puis elle n'est pas seule, une pianiste/complice essentielle pour suivre cette voix aventureuse et un grateu un peu plus malheureux, plus récent, peut-être encore pas assez intégré au spectale…
Wendy, j'te kif
à 20h30 au Bar des Capucins
14:27 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : l'absurde distille sa logique
mercredi, 29 octobre 2008
Lag Barri
Un pur album de fanfare de l'est, dépouillé des velléités grandioses ou plus modernistes d'autres musiciens, tels Goran Bregovic ou Shantel.
Un petit bijou comme recueil des classiques du genre dont une version bien menée de Bubamara et une reprise du thème du Parrain.
Le plaisir de retrouver les intonations des voix roms, quelques fausses notes pour faire bonne mesure, des morceaux joués à toute vitesse, comme il se doit pour une musique qui se veut spectaculaire et entrainante.
La fanfare Ciocarlia est une formation issue d'un village roumain découverte par des allemands qui les ont alors lancés (1996) sur des tournées européennes vers le succès.
23:03 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : lag barri, fanfare ciocarlia