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<title>Mathenligne - livre</title>
<description>Musique de l'est, littérature américaine et cinéma indépendant</description>
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<title>Le jeu de l'ange</title>
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<author>noreply@hautetfort.com (mathenligne)</author>
<category>Livre</category>
<pubDate>Wed, 04 Nov 2009 21:09:41 +0100</pubDate>
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&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://mathenligne.hautetfort.com/media/00/00/1130515524.jpg&quot; id=&quot;media-2082925&quot; alt=&quot;l_718a4e54b3164a0ea0dea3aaf564b5e0.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; /&gt;Un sixième roman pour l'auteur barcelonais, après l'ombre du vent, publié en 2001, livre que j'avais trouvé particulièrement formidable, presqu'autant que j'ai été déçu par celui-ci…&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Autant le précédent roman de Zafon flirtait avec bonheur du côté des classiques, laissant s'échapper des pages quelques notes de Hugo, autant Le jeu de l'ange n'arrive qu'à citer Molière ou Marquez, sans les inclure vraiment dans la narration.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Je suis toujours très client de ces oeuvres qui se donnent pour fil le parcours initiatique d'un jeune homme vers l'age adulte (Hesse, Hearn…), mais sorti de cette belle introduction, justement dans ce registre, l'auteur entraîne David Martìn, vers les ressorts du polard, avec tellement de rebondissements que ça en devient fatiguant.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Les années 1920, Barcelone. David Martìn, donc, jeune reporter en charge des faits divers à la Voz de la Industria, orphelin, est forcé par son protecteur à se lancer dans l'art de l'écrtiture littéraire, activité qui lui confère une petite renomée, qui lui permettra bientôt d'être contacté par un éditeur français, avec lequel il se liera alors via un pacte faustien.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Ces nombreux emprunts aux classiques des beaux arts étant déjà un mal suffisant pour empècher ce livre d'être majeur, Zafon en rajoute en réutilisant honteusement le décor du Cimetière des Livres Oubliés, si belle trouvaille du roman précédent.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;C'est peut-être à la lecture du 4° de couverture, lorsqu'on apprend que l'auteur est désormais citoyen américain et exerce la profession de scénariste qu'on peut comprendre pourquoi il a tant sacrifié dans cette écriture au suspense…&lt;/p&gt;
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<title>Les yeux jaunes des crocodiles</title>
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<author>noreply@hautetfort.com (mathenligne)</author>
<category>Livre</category>
<pubDate>Wed, 08 Jul 2009 18:32:48 +0200</pubDate>
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&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://mathenligne.hautetfort.com/media/01/01/1649196123.jpg&quot; id=&quot;media-1866382&quot; alt=&quot;Les yeux jaunes des crocodiles.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; /&gt;Il le me semble qu’un livre n’a d’intérêt que s’il présente au lecteur une manière originale de compter un récit, un usage singulier de la langue et qu’il apporte quelques éléments de culture générale sur un domaine singulier, cadre de l’action.&lt;br /&gt; Bien sûr l’auteur de ce livre recopie quelques ouvrages traitant de la France du XII° siècle, mais l’application qu’elle met à la description de la ménagère de moins de 50 ans, comme un publique cible suite à une étude de marché sur un lectorat potentiel, pour ensuite amener ce stéréotype idiot vers des aventures rocambolesques relève à un tel point du froid calcul commercial qu’il apparaît alors comme scandaleux que l’ouvrage devienne effectivement best-seller.&lt;/p&gt; 
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<title>Le voyage dans le passé</title>
<link>http://mathenligne.hautetfort.com/archive/2009/06/26/le-voyage-dans-le-passe.html</link>
<author>noreply@hautetfort.com (mathenligne)</author>
<category>Livre</category>
<pubDate>Fri, 26 Jun 2009 17:59:21 +0200</pubDate>
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&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://mathenligne.hautetfort.com/media/00/00/1459870813.gif&quot; id=&quot;media-1845328&quot; alt=&quot;Le voyage dans le passé.gif&quot; style=&quot;border-width: 0; float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; /&gt;Empéchés à leur rencontre originelle dans leur amour pour les contraintes sociales qui s'imposent à eux, puis séparés par une guerre, deux amants se retrouvent neuf années plus tard, le temps d'un trajet en train, qui va leur donner l'occasion du souvenir de leur amour, avec l'espoir de recoller par la suite les morceaux ébréchés de leur romance. Mais la qualité de la passion de jadis ne pouvait peut-être se révéler pleinement que dans son empêchement et le nouveau potentiel accomplissement du présent devient misérable et commun.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Après avoir lu Hesse, on comprend à quel point Zweig peut être considéré comme son digne successeur, tant il parvient avec talent à transcrire l'âme humaine et ses tourments sur une feuille de papier. On retrouve des manières de faire si proches de celles de livres comme Gertrude ou Narcisse et Goldmund qu'on ne peut alors que se persuader que le second a appris du premier.&lt;/p&gt; 
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<title>Un jour de colère</title>
<link>http://mathenligne.hautetfort.com/archive/2009/06/23/un-jour-de-colere.html</link>
<author>noreply@hautetfort.com (mathenligne)</author>
<category>Livre</category>
<pubDate>Tue, 23 Jun 2009 12:14:43 +0200</pubDate>
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&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://mathenligne.hautetfort.com/media/00/00/719883181.gif&quot; id=&quot;media-1838549&quot; alt=&quot;Un jour de colère.gif&quot; style=&quot;border-width: 0; float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; /&gt;Une nouvelle oeuvre du génial auteur espagnol déjà responsable de la Reine du Sud et du Peintre de batailles entre autres.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le 2 mai 1808, excédée par le comportement de l'occupant français, Madrid se soulève contre les troupes napoléoniennes et la population, le temps d'une journée sanglante se jette à corps perdu dans une tentative patriotique de reconquète de la souveraineté espagnole. Malgré les nombreux projets fomentés par des membres des différents corps de l'armée espagnole, les civils resteront seuls à se battre et à mourir aidés en cela uniquement par deux capitaine et quelques dizaines de soldats.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Arturo Pérez-Reverte compte cette histoire sous la forme de l'addition des destins individuelles de tant de madilènes qui se soulevérent, qui nous sont présentés sous leur nom, âge et profession, le temps d'un paragraphe. Cette forme visible de narration permets au lecteur d'entrer dans la réalité historique des faits et à l'écrivain de se dispenser d'un héros là où il y en avait tant.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Comme à tant d'autres occasions, une lutte qui parait juste pour un peuple entier ne donne pas lieu à une victoire parce-que tant de tièdes ont préférés attendre de connaître le vainqueur à féliciter plutôt que de prendre les armes.&lt;/p&gt; 
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<title>Je l'aimais</title>
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<author>noreply@hautetfort.com (mathenligne)</author>
<category>Livre</category>
<pubDate>Sat, 09 May 2009 16:09:18 +0200</pubDate>
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&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://mathenligne.hautetfort.com/media/02/01/1594647747.jpg&quot; id=&quot;media-1328084&quot; alt=&quot;je l'aimais.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; /&gt;Le deuxième roman de la formidable Anna Gavalda, qui, par son oeuvre pourrait être une preuve suffisante de la bêtise de ce tâcheron de Don Morrison, l'homme qui a prétendu la mort de la culture française.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Chez Gavalda, l'histoire en elle-même a en fait assez peu d'intérêt, elle s'attache toujours à proposer des personnages et à les faire évoluer dans une histoire assez simple, principalement dans le but d'utiliser des situations comme révélateurs des personnalités, comme médium pour revenir par le biais de flash-back très fréquent (qui laissent parfois complètement de côté l'intrigue principale) aux traumatismes initiaux fondateurs des personnages. D'où la grande bêtise de Becker quand il adapte Ensembles c'est tout au cinéma de se focaliser sur une narration linéaire, espérons que l'adaptation du présent roman par Zabou Breitman sera plus inspirée….&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Dans Je l'aimais, suite à une rupture douloureuse avec son mari, une jeune femme part avec ses deux filles et son beau-père vers une maison de campagne qui devient bientôt le décor unique de la narration, un lieu pour un long dialogue nocturne entre beau-père et belle-fille.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le grand-père va alors progressivement sortir de son personnage social pour conter à la femme trompée sa propre histoire, initiative quelque peu incroyable puisqu'il va lui parler de sa propre infidélité, mais au-delà du choc émotionnel (peut-être bénéfique) que le discours va alors provoquer, le vieil homme veut surtout faire passer le message que la vie doit être vécue comme on l'entend, selon ses propres choix et non pas sous la domination d'une passivité empreinte de morale.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le roman a l'intelligence d'être assez court pour ne pas lasser dans la simplicité de sa forme, et quelques scènes sont vraiment drôles comme celle où il raconte sa première rencontre avec celle qui va devenir son amante, alors traductrice pour une rencontre avec un gros client chinois et qui lui traduit alors que le client refuse de continuer l'entretien parce que son interlocuteur est en train de tomber amoureux, situation vaudevillesque et très amusante.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;b&gt;Au cinéma par Zabou Breitman depuis mercredi&lt;/b&gt;&lt;/p&gt; 
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<title>Millénium 1 - Les hommes qui n'aimaient pas les femmes</title>
<link>http://mathenligne.hautetfort.com/archive/2008/08/11/millenium-1.html</link>
<author>noreply@hautetfort.com (mathenligne)</author>
<category>Livre</category>
<pubDate>Fri, 24 Apr 2009 11:02:13 +0200</pubDate>
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&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://mathenligne.hautetfort.com/media/00/00/859726061.jpg&quot; id=&quot;media-1214390&quot; alt=&quot;Millénium 1.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; /&gt;Objet lui même d'une destinée romanesque (disparu après avoir confié à son éditeur les trois volets de son oeuvre unique), l'écrivain suédois Stieg Larsson livrait en 2004 Millénium, en trois parties, dont le premier volume, Les hommes qui n'aimaient pas les femmes.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Après quelques chapitres d'introduction qui nous présentent un mystère et deux enquêteurs, avec une subtilité remarquable, les éléments vont peu à peu se rencontrer au fil de l'intrigue pour composer un roman prenant, à la lecture parfois jubilatoire.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;L'auteur a l'intelligence d'enrichir à la fois le passé et le présent, au fil de la narration pour doubler ainsi l'intérêt de la lecture, les découvertes et les répercussions dans le temps de l'enquête(: c'est un polar).&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Les caractères et les évolutions psychologiques des deux principaux personnages Mikael Blomkvist et Lisbeth Salander, le héros identificatoire et la freaks mystérieuse et hyper douée pour l'informatique sont presque plus importants que l'avancée narrative principale.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le roman gagne en intérêt quand il prend aussi le temps de l'information en nous apprenant des éléments de l'histoire suédoise sous le III° Reich, quelques méthodes de hacking élémentaire et un peu d'économie industrielle par le personnage de Mikael, journaliste dans ce domaine, et le livre devient alors politique par ce héros qui dénonce les comportement mafieux des industriels suédois.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Emporté par le flux de son écriture et peut-être aussi à cause de son inexpérience comme auteur, Stieg Larsson se laisse un peu aller à certaines facilités, ce qui laisse le livre dans la catégorie des romans prenants et agréables, sans être une révélation littéraire.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;b&gt;Le 13 mai sur les écrans français&lt;/b&gt;!&lt;/p&gt; 
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<title>Le livre des nuits</title>
<link>http://mathenligne.hautetfort.com/archive/2009/04/11/le-livre-des-nuits.html</link>
<author>noreply@hautetfort.com (mathenligne)</author>
<category>Livre</category>
<pubDate>Sat, 11 Apr 2009 11:28:00 +0200</pubDate>
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&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://mathenligne.hautetfort.com/media/01/02/804859983.jpg&quot; id=&quot;media-1691595&quot; alt=&quot;Le livre des nuits.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; /&gt;D'après la rumeur persistante des lecteurs, un roman essentiel et abouti d'un auteur accompli et talentueux…&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le livre des nuits se présente d'abord comme l'histoire d'une famille, une génération après l'autre, qui porte en elle sa propre malédiction, d'abord individuelle, quand les Pléniel sont des gens du bord de l'eau, puis collective quand ils s'en vont à terre et rejoignent alors l'Histoire, confronté presque à chaque génération aux guerres contre les, alors, héréditaires ennemis du nord. Arrivé à terre, le récit stop la narration descendante pour se focaliser sur le dernier survivant qui devient patriarche.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Mis à part cette forme intéressante et originale de récit, le livre des nuits s'embourbe dans son autre choix littéraire: le mélange poétique. Les Péniels ont aussi en eux des capacités fantastiques qui, développées, vont donner lieu à un second baptème de l'auteur qui leur prête alors des surnoms à rallonge, assez idiots, un peu comme une tentative d'associer maladroitement le lecteur (de moins de 14 ans?) à son histoire. Puis les surnoms dérivent, vers des mots sans sens, essais poétiques en tête de chapitre, maladroits…?&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Je vais plutôt relire encore Cent ans de solitude, ou la poésie et le fantastique font corps avec le texte, livre qui possède aussi son patriarche hyper-féconds, hanté par le malheur et tellement plus beau…!&lt;/p&gt; 
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<title>Cul-de-sac</title>
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<author>noreply@hautetfort.com (mathenligne)</author>
<category>Livre</category>
<pubDate>Fri, 06 Mar 2009 16:59:52 +0100</pubDate>
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&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://mathenligne.hautetfort.com/media/01/02/1096970137.jpg&quot; id=&quot;media-1620334&quot; alt=&quot;Cul-de-sac.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; /&gt;L'aventure cauchemardesque d'un journaliste américain qui s'aventure dans le bush australien et se trouve, après une romance avec une auto-stoppeuse, prisonnier de celle-ci, dans une communauté coupée du monde.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;A l'origine ouvriers dans une mine, et suite à un accident entraînant la fermeture de leur lieu de travail, une poignée d'ex-mineurs décident, avec leurs familles, de se maintenir sur les lieux et de fonder une communauté idéale, affranchie des contraintes de l'argent, des inégalités sociales et complètement isolée, vu la suppression de l'ancienne cîté minière des cartes officielles australiennes.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Mais le potentiel bonheur social qui aurait dû advenir de ces belles résolutions fait place lentement à un simple abandon des libertés individuelles, au seul profit des pères de famille qui seuls ont la possibilité de s'enrichir.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Comme la communauté est petite, du sang neuf doit venir de l'extérieur pour éviter les dangers de la consanguinuité comme seul mode de reproduction. C'est ainsi que Nick se trouve marié de force à une des filles, complètement folle, qui le kidnappe, le torture et le séquestre.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;La suite nous plonge alors dans une atmosphère proche et digne de certains Stephen King (on pense notament à Misery…).&lt;/p&gt; 
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<title>Un pays à l'aube</title>
<link>http://mathenligne.hautetfort.com/archive/2009/02/24/un-pays-a-l-aube.html</link>
<author>noreply@hautetfort.com (mathenligne)</author>
<category>Livre</category>
<pubDate>Tue, 24 Feb 2009 14:47:58 +0100</pubDate>
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&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://mathenligne.hautetfort.com/media/00/02/998334246.jpg&quot; id=&quot;media-1600118&quot; alt=&quot;Un pays à l'aube.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; /&gt;Et Lehane de s'émanciper de ses habitudes de narration individuelle pour nous proposer cette fois une fresque, autour de trois personnages principaux, avec pour décor l'Amérique (et sa ville, Boston en particulier) de 1918 jusqu'à l'entrée en vigueur de la prohibition.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Babe Ruth, joueur de base-ball, dont la carrière est en plein envol, reste en périphérie du réçit principal, et ses tribulations vont servir principalement à titrer les parties. Il incarne la réussite, la gloire dans une nation toujours en mal d'entertainement.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Luther Laurence, porte le sujet de l'apartheid, avec ses espoirs de liberté, son penchant pour le jeu qui va faire de lui un criminel, un homme en fuite. C'est sa condition de noir qui va l'empécher de devenir le grand joueur de base-ball qu'il aurait pu devenir, battant même Babe Ruth lors de la séquence introductive.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Danny Coughlin, policier du BPD, irlandais, deuxième génération de migrant, si attaché au classes populaires qu'il va préférer le combat des travailleurs, découvert par une mission d'infiltration, à la réussite que lui promettais son père. Il devient l'ami de Luther contre toute les convenances.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Autour de ces individus, leurs familles, d'origine et de coeur, et un contexte social, une accélération de l'histoire qui va les faire marquer leur temps, puisqu'acteurs majeurs des contradictions de leurs classes.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Comme à chaque génération, des hommes se lèvent pour refuser la place et le destin qui leur a été choisie par ceux qui dirigent dans l'ombre, prêts à tout perdre pour vivre selon leurs idéaux.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Un livre majeur, sur le melting-pot que compose la société américaine, les drames du metissage qui ont écris son histoire.&lt;/p&gt; 
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<title>Solea</title>
<link>http://mathenligne.hautetfort.com/archive/2009/01/15/solea.html</link>
<author>noreply@hautetfort.com (mathenligne)</author>
<category>Livre</category>
<pubDate>Thu, 15 Jan 2009 14:42:00 +0100</pubDate>
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&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://mathenligne.hautetfort.com/media/01/00/316397959.jpg&quot; id=&quot;media-1515066&quot; alt=&quot;Solea.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; /&gt;L'ex commissaire Fabio Montale renoue le contact avec une ancienne maîtresse pourchassée par la mafia pour la thèse qu'elle prépare sur leurs activités.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Suite et fin des aventures du flic marseillais, retourné au civil dans ce troisième volume puisque débarqué de son poste du fait d'une trop grande indépendance d'esprit.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Montale s'enfonce un peu plus dans ses souvenirs, fort de plusieurs centaines de pages d'existence, continuant à perdre ses proches, par l'éloignement ou la mort, il glisse peu à peu dans la tristesse, dans une atmosphère dictée par un titre de Miles Davis, comme Total Kheops donnait dans la violence du hip-hop.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Izzo avec Montale, dessine un personnage entier, franc et loyal incapable de rester froid aux injustices du monde qui l'entoure, un idéaliste, un guerrier pacifiste, mortel.&lt;/p&gt; 
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