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        <title>Mathenligne</title>
        <description>Matthieu Lacroix est définitivement une personne à surveiller de très près…</description>
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                <title>Sunshine</title>
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                <author>noreply@ (mathenligne)</author>
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                                                <pubDate>Sun, 06 Jul 2008 11:37:34 +0200</pubDate>
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                     &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://mathenligne.hautetfort.com/media/00/00/1041056808.jpg&quot; id=&quot;media-1109994&quot; alt=&quot;Sunshine.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0pt; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0pt; float: left&quot; /&gt;Depuis Trainspotting en 1996, Danny Boyle persiste dans sa carrière de cinéaste, avec une filmo qui tente de flirter avec tous les genres du cinéma, depuis la comédie sociale, avec Trainspotting donc, puis la comédie sentimentale avec A life less ordinary, avec 28 jours plus tard et le film d'horreur et enfin la science fiction pour Sunshine.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Dans cette variété de films et de genres, on retrouve les démarches d'un Kubrick ou d'un Coppola, mais avec moins de brio (forcément). D'autant plus avec ce dernier film qui ressemble trop à 2001, l'odyssée de l'espace: un ordinateur qui parle et qui veut prendre ses décisions, privilégiant la mission sur l'humain, avant d'être déconnecté, des plans de l'intérieur du vaisseau avec de longs couloirs…&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Ce qui fait l'originalité du projet, c'est le traitement du &quot;personnage soleil&quot;, le soleil qui meurt, ce qui motive cette seconde mission spatiale pour tenter, en y faisant exploser une bombe monumentale de faire renaître l'étoile par un petit big-bang. Le soleil, puisqu'il faiblit et plus les astronautes s'en approchent, devient un élément divin, un symbole de vie, dont l'absence prochaine va entraîner la disparition de toute vie humaine. La déification de l'astre atteint son apogée, avec l'apparition du &quot;9° passager&quot; (et bien sûr on pense alors à Alien), capitaine du vaisseau de la première mission qui suite à une révélation mystique se considère alors comme le messager de dieu/soleil qui doit accomplir sa volonté et l'homme devenu fou se donne pour mission de faire échouer la tentative de l'équipage de Icarus II.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Malheureusement, même si j'ai compris globalement ce qui s'était passé, le traitement de la fin du film est assez opaque, et on ne saisit pas bien ce qui s'y passe dans le détail…&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Une chose pourtant donne au film une certaine qualité et une singularité qui a toute son importance, tant les références sont flagrantes, et c'est à nouveau grâce à la proximité solaire, qui permet une belle composition de la lumière du film, jaune, forte, flamboyante.&lt;/p&gt; 
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                <title>Coronado</title>
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                <author>noreply@ (mathenligne)</author>
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                                                <pubDate>Sat, 05 Jul 2008 23:26:25 +0200</pubDate>
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                     &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://mathenligne.hautetfort.com/media/01/00/263209543.jpg&quot; id=&quot;media-1109569&quot; alt=&quot;coronado.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0pt; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0pt; float: left&quot; /&gt;J'ai déjà parlé sur ce blog de l'intérêt que je porte aux écrits de Lehane, et particulièrement à sa série, où il met en scène un duo/couple de privées Angie Gennaro et Patrick Kenzie.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;J'ai donc été d'autant plus déçu à la lecture de ce dernier ouvrage qui est en réalité un recueil de nouvelles, qui ne parlent absolument pas des deux héros habituels de l'écrivain américain.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Plusieurs histoires donc, assez glauques, des affaires de vengeances, de petites villes américaines aux habitants sans avenir, un échantillon de ce qu'il y a de violent et de désaxé dans cette civilisation que, comme l'auteur, j'ai du mal à comprendre.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Si encore il s'était arrêté à cette sorte de constat ethnologique sous forme de plusieurs fictions courtes! Mais ma déception va plus loin quand il se propose de poursuivre le récit d'une de ses nouvelles, sous forme de pièce de théâtre, puis qu'il indique pendant plusieurs pages la distribution des rôles lors des différentes représentations…&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Il y a longtemps que je n'hésite plus à fermer un livre quand je n'y trouve plus d'intéret…&amp;nbsp;&lt;/p&gt; 
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                <title>Chroniques des morts-vivants</title>
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                <author>noreply@ (mathenligne)</author>
                                                <category>Film</category>
                                                <pubDate>Sat, 05 Jul 2008 23:12:43 +0200</pubDate>
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                     &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://mathenligne.hautetfort.com/media/02/02/1662443320.jpg&quot; id=&quot;media-1109547&quot; alt=&quot;Chronique des morts-vivants.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0pt; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0pt; float: left&quot; /&gt;De la part de celui qui a fait du film d'horreur, avec Tobe Hopper, un genre à part entière au cinéma, il est bien dommage de constater qu'il s'est laissé prendre au jeu de la modernité, en réalisant un film dans l'air du temps, par trop proche de ce que proposent habituellement ceux qui se réclament de son courant.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Romero, avec ce dernier film de son éternel série des morts-vivants, met ici en scène une bande d'adolescents assez inintéressants qui tentent de survivre à une épidémie générale qui a pour conséquence le retour des morts à une vie ralentie et stupide, avide de chaire humaine.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Les principes du genre sont bien là, et la créativité dans les techniques de destruction des zombies est assez amusante, mais le fond du scénario sous forme de discours politisant est très lourd, et même s'il est intéressant de parler de la diffusion médiatique d'un évènement de grande ampleur via le moyen moderne des blogs, le traitement manque vraiment de finesse.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Et puis l'idée du film dans le film (tout commence sur un tournage de film d'horreur, puis les ados continuent de tourner tout au long de la progression de l'épidémie pour mettre en ligne leurs images) donne encore un peu plus de lourdeur, tant ce concept est peu porteur.&amp;nbsp;&lt;/p&gt; 
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                <title>Deux jours à tuer</title>
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                <author>noreply@ (mathenligne)</author>
                                                <category>Film</category>
                                                <pubDate>Wed, 02 Jul 2008 17:12:21 +0200</pubDate>
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                     &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://mathenligne.hautetfort.com/media/02/00/1759334221.jpg&quot; id=&quot;media-1104217&quot; alt=&quot;Deux jours à tuer.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0pt; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0pt; float: left&quot; /&gt;On est tous marqués par le rôle de Dupontel dans Bernie, et c'est souvent pour cette raison que l'on regarde les nouveaux films dans lequel l'acteur français intervient.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Becker est un des ces cinéastes français, classique et actuel, qui fait partie intégrante du décor dans l'industrie hexagonale, qui n'a jamais fait de chef d'oeuvre, mais a le mérite de faire tout de même de bons films.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Antione Méliot est un homme comblé, avec un boulot créatif et enrichissant, une femme superbe et des gamins parfaits, qui décide un jour de tout plaquer, suite à la découverte de sa maîtresse par sa femme, il va alors retrouver son père, en Irlande (ce qui donne lieu à une seconde partie plus esthétique, plus lente, plus cinématographique), qui lui aussi, en son temps délaissa sa famille pour poursuivre en solitaire.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Dupontel a toujours un jeu de qualité, et le film reste agréable malgré quelques maladresses dans le scripte: l'explication des vrais raisons du départ est didactique à pleurer et les seconds rôles sont toujours aussi faibles dans le cinéma français!&lt;/p&gt; &lt;p&gt;La rupture du personnage principale est d'une rare violence, qui s'explique très mal dans la suite du scénario…&lt;/p&gt; 
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                <title>There will be blood</title>
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                <author>noreply@ (mathenligne)</author>
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                                                <pubDate>Wed, 02 Jul 2008 10:07:00 +0200</pubDate>
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                     &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://mathenligne.hautetfort.com/media/01/02/1830947803.jpg&quot; id=&quot;media-1103512&quot; alt=&quot;There will be blood.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0pt; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0pt; float: left&quot; /&gt;Avec Magnolia en 2000, Paul Thomas Anderson avait déjà prouvé sa capacité à réaliser des films fleuves, fresques grandioses, d'une qualité proche d'un Kubrick ou d'un Coppola.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Avec There Will Be Blood, il récidive, toujours dans la même qualité filmique, en réalisant une fiction autour de son personnage, interprété par le génial Daniel Day-Lewis qui habite des décors de plaines arides, de derricks et de gisements de pétroles, dans une atmosphère crépusculaire d'une rare beauté.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le cinéaste trouve d'autant plus sa place dans le panthéon de ses maîtres que son &quot;héros&quot; s'approche du Citizen Kane de Welles par son ambition et sa démesure, tout spécialement lors de la séquence finale dans un château digne de Xanadu!&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Daniel Plainview (pseudonyme prémonitoire) s'acharne d'abord sur un gisement pétrolifère, avant de réussir, par son acharnement et sa détermination à monter peu à peu une vaste entreprise, devenir millionnaire par sa seule volonté.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Dans son parcours, il se fait seconder par les membres d'une famille fictive, qu'il crée et détruit selon ses besoins.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;L'homme est alors une allégorie du capitalisme, il ne s'enrichie que contre le concurrent, il est d'un individualisme absolu.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Dans cette cinématographie complète et réussite, la qualité des images, de la lumière, du jeu et du montage, se joignent à une création musicale d'inspiration industrielle, qui colle à la perfection au thème du forage des puits de pétrole et c'est tout simplement le travail de Jonny Greenwood, guitariste de radiohead!&lt;/p&gt; &lt;p&gt;A noter aussi le rôle de Paul Dano, le prêcheur/prophète/évangéliste de l'église de la troisième révélation, qui donne alors le pendant religieu de ce reflet si juste de l'équilibre des pouvoirs à l'américaine, un personnage schizophrénique et hystérique qui va tenter une alliance avec l'entrepreneur absolu et s'y brûler les ailes.&lt;/p&gt; 
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                <title>We own the night</title>
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                <author>noreply@ (mathenligne)</author>
                                                <category>Film</category>
                                                <pubDate>Tue, 01 Jul 2008 14:07:40 +0200</pubDate>
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                     &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://mathenligne.hautetfort.com/media/00/00/128522961.jpg&quot; id=&quot;media-1102075&quot; alt=&quot;We own the night.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0pt; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0pt; float: left&quot; /&gt;Après les excellents Little Odessa et The Yards, James Gray récidive en nous proposant ce nouveau film dont l'action se situe à NY, autour d'une famille d'origine polonaise, qui a fait sa place dans la police locale.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;La rupture vient du second fils, interprété par Joaquim Phoenix, et qui, lui, n'a pas intégré le plan de carrière familial, en intégrant une autre famille, la famille russe qui tient, dans la ville, le monde de la nuit.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Du jour ou les policiers décident de faire respecter la loi dans le milieu, Billy se trouve pris entre ses origines et ses choix individuels de vie, sa liberté et ses devoirs, et c'est alors la violence faite aux siens qui vont lui donner les armes du choix et de la vengeance contre le clan qu'il avait intégré.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;A travers ce film, très ethnologique, on retrouve l'analyse classique de la société américaine composée de groupes d'origines différentes, juxtaposés et non pas mélangés, ici, on est russe ou polonais avant d'être américain.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Les séquences dans la boite de nuit dont Billy est le gérant donne l'occasion d'une multitude de tubes des années 80, de quoi rappeler que l'époque n'était pas que kitsch!&amp;nbsp;&lt;/p&gt; 
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                <title>Le décalogue</title>
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                <author>noreply@ (mathenligne)</author>
                                                <category>BD</category>
                                                <pubDate>Tue, 01 Jul 2008 13:41:00 +0200</pubDate>
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                     &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://mathenligne.hautetfort.com/media/02/02/2024195666.jpg&quot; id=&quot;media-1102026&quot; alt=&quot;Le décalogue 01.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0pt; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0pt; float: left&quot; /&gt;&lt;img src=&quot;http://mathenligne.hautetfort.com/media/00/00/1449001464.JPG&quot; id=&quot;media-1102032&quot; alt=&quot;Le décalogue 02.JPG&quot; style=&quot;border-width: 0pt; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0pt; float: left&quot; /&gt;&lt;img src=&quot;http://mathenligne.hautetfort.com/media/02/00/40277298.jpg&quot; id=&quot;media-1102035&quot; alt=&quot;Le décalogue 03.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0pt; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0pt; float: left&quot; /&gt;&lt;img src=&quot;http://mathenligne.hautetfort.com/media/02/01/1337571038.jpg&quot; id=&quot;media-1102036&quot; alt=&quot;Le décalogue 04.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0pt; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0pt; float: left&quot; /&gt;&lt;img src=&quot;http://mathenligne.hautetfort.com/media/02/01/1926864750.jpg&quot; id=&quot;media-1102037&quot; alt=&quot;Le décalogue 05.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0pt; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0pt; float: left&quot; /&gt;&lt;img src=&quot;http://mathenligne.hautetfort.com/media/01/02/897181118.jpg&quot; id=&quot;media-1102039&quot; alt=&quot;Le décalogue 06.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0pt; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0pt; float: left&quot; /&gt;&lt;img src=&quot;http://mathenligne.hautetfort.com/media/00/02/135908366.jpg&quot; id=&quot;media-1102041&quot; alt=&quot;Le décalogue 07.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0pt; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0pt; float: left&quot; /&gt;&lt;img src=&quot;http://mathenligne.hautetfort.com/media/00/01/1974903843.jpg&quot; id=&quot;media-1102042&quot; alt=&quot;Le décalogue 08.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0pt; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0pt; float: left&quot; /&gt;&lt;img src=&quot;http://mathenligne.hautetfort.com/media/02/01/1222020499.jpg&quot; id=&quot;media-1102043&quot; alt=&quot;Le décalogue 09.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0pt; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0pt; float: left&quot; /&gt;&lt;img src=&quot;http://mathenligne.hautetfort.com/media/00/02/1902494649.jpg&quot; id=&quot;media-1102044&quot; alt=&quot;Le décalogue 10.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0pt; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0pt; float: left&quot; /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Un très beau projet de Frank Giroud en 10 volumes qui nous mène, de nos jours au début de l'Islam, sur la piste d'un mythe, un os de dromadaire, qui aurait accueillit les dernières sourates de Mahommet.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Au fil des époques et des histoires singulières, illustrées chacunes par un illustrateur différent, Giroud nous conte les péripéties des personnages qui ont tenus entre leurs mains la preuve des dernières volonté du prophète, instrument qui aurait pu devenir fondateur dans l'histoire de la religion, mais qui ne parvient qu'à détruire des histoires individuelles.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;La variété des scénarios et des dessins donnent une belle dimension à l'oeuvre et permet au récit de devenir multiple tout en étant continuel, la loi des séries…&amp;nbsp;&lt;/p&gt; 
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                <title>Ensemble c'est tout</title>
                <link>http://mathenligne.hautetfort.com/archive/2008/06/27/ensemble-c-est-tout.html</link>
                <author>noreply@ (mathenligne)</author>
                                                <category>Film</category>
                                                <pubDate>Fri, 27 Jun 2008 21:15:00 +0200</pubDate>
                <description>
                     &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://mathenligne.hautetfort.com/media/02/01/1747804407.jpg&quot; id=&quot;media-1096922&quot; alt=&quot;Ensemble c'est tout.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0pt; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0pt; float: left&quot; /&gt;Ensemble c'est tout… c'est un peu le parti pris des producteurs de ce film (car il est clair que c'est avant tout un film de producteurs tant l'incapacité à donner avec des images une adaptation ne serait-ce qu'intéressante du très bon bouquin de Anna Gavalda est criante, d'ailleurs je cris: &quot;aah!&quot;) qui se sont contentés de rassembler les deux plus gros tacherons bancable de la jeune génération française (qu'est ce que c'est jouissif de dauber): les inénarrables Guillaume Cannet et Audrey Tautou.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Il est alors intéressant de noter comme parfois l'image technique du cinéma n'a pas la capacité de satisfaire le spectateur, comme l'image mentale du roman peut le faire.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le réalisateur, Claude Berri (car réalisateur il y a, et même pas mauvais, mais seulement de 83 à 86 quand il tourna Tchao Pantin, puis Jean de Florette et Manon des sources) a eu en fait l'adaptation assez malheureuse, puisqu'il a, à mon goût, occulté le meilleur de l'écriture du Gavalda en faisant le choix d'une narration linéaire, au présent, et donc en supprimant toute l'épaisseur des personnages, et même presque tout à fait les personnages qui n'ont alors plus ce passé si riche qui donne tout son sens à l'intrigue et à ce qu'ils font de leurs vies et pourquoi il ont ces rapports entre-eux pendant le temps du récit, c'est ce qu'on appel la diégèse, monsieur Berri!&lt;/p&gt; 
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                <guid isPermaLink="true">http://mathenligne.hautetfort.com/archive/2008/06/17/hi-mom.html</guid>
                <title>Hi Mom!</title>
                <link>http://mathenligne.hautetfort.com/archive/2008/06/17/hi-mom.html</link>
                <author>noreply@ (mathenligne)</author>
                                                <category>Film</category>
                                                <pubDate>Tue, 17 Jun 2008 15:54:00 +0200</pubDate>
                <description>
                     &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://mathenligne.hautetfort.com/media/02/01/689566039.jpg&quot; id=&quot;media-1078470&quot; alt=&quot;Hi Mom!.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0pt; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0pt; float: left&quot; /&gt;Quand on se met devant un film de Brian de Palma avec Robert de Niro, on s'attend peut-être à tomber sur une oeuvre divertissante et sympathique, au mieux à avoir déniché un bijou dans les mémoires du cinéma, entre le virtuose de la caméra et le génie incontesté de l'Actor's Studio.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Mais non, en 1970, les deux hommes collaboraient sur ce projet étrange, violent et décalé, au montage sans rythme, alternant des séquences de 8 et de 35 mm sans pitié.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;On peut peut-être y voir pour De Niro qui joue déjà un vétéran du Vietnam, une première ébauche de son rôle dans Taxi Driver, tellement son personnage tombe peu à peu dans la folie…&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Il y a aussi dans le script, une volonté manifeste d'aborder les sujets polémiques, comme le voyeurisme et le racisme, mais ceci est fait de façon tellement maladroite et étrange…&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Et la séquence &quot;Be black baby&quot;! Sorte de pièce de théâtre interactive ou le spectateur devient acteur, puis victime scandalisée, volé, battu, violé, comme un manifeste contre le racisme ordinaire, une démarche ahurissante pour mettre des blancs dans la peau des noirs…&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Pour finir sur un attentat sordide et idiot…&lt;/p&gt; 
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                <title>La Consolante</title>
                <link>http://mathenligne.hautetfort.com/archive/2008/06/17/la-consolante.html</link>
                <author>noreply@ (mathenligne)</author>
                                                <category>Livre</category>
                                                <pubDate>Tue, 17 Jun 2008 15:35:00 +0200</pubDate>
                <description>
                     &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://mathenligne.hautetfort.com/media/02/00/906780935.jpg&quot; id=&quot;media-1078449&quot; alt=&quot;La Consolante.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0pt; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0pt; float: left&quot; /&gt;Après la jeune Camille, c'est au tour de Charles Balanda d'entrer dans le cabinet de la psychanalyste/romancière, pour, en 600 pages revenir une bonne fois sur son passé, solder ses comptes avec son enfance, vivre encore les parties fondatrices et traumatisantes de sa vie pour se donner enfin le droit à la dernière partie, la Consolante, celle qui ne donne plus la peine des enjeux fondamentaux, qui rachète toutes les autres.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le roman est construit en trois parties, en trois types de narration: le récit, l'écriture et l'émotion, styles qui donnent un ton et permettent l'évolution narrative.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le récit laisse la place à quelque chose de classique, où l'on suit les pérégrinations d'un héros au tournant de sa vie.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;L'écriture comme un emprunt au nouveau roman, ce qui rend alors le livre très formel, avec une utilisation intensive du passé simple pour décrire des suites d'actions sans indication de durée; écriture formelle qui est même décryptée par la romancière qui nous propose ses pistes pour la suite, formalise ses doutes.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;L'émotion si proche de l'écriture de Ensemble c'est tout, là encore des êtres asociaux vont parvenir à la construction familiale idéale et structurante dont on ne peut rêver que lorsqu'on est personnage de roman…&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Une lecture jubilatoire encore, un roman qui se dévore et qui n'a sûrement pas la bêtise de la simplicité.&amp;nbsp;&lt;/p&gt; 
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                <title>Twelve</title>
                <link>http://mathenligne.hautetfort.com/archive/2008/06/17/twelve.html</link>
                <author>noreply@ (mathenligne)</author>
                                                <category>Musique</category>
                                                <pubDate>Tue, 17 Jun 2008 15:17:00 +0200</pubDate>
                <description>
                     &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://mathenligne.hautetfort.com/media/01/02/1715954945.jpg&quot; id=&quot;media-1078404&quot; alt=&quot;Twelve.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0pt; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0pt; float: left&quot; /&gt;De la même classe que ceux de Johnny Cash, l'album de reprises de Patti Smith, avec une même maturité de voix de musicien expérimenté, un peu le même grain, mais en version féminine du coup.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Un disque bourré de titres qui font plaisir à ré-entendre, comme Helpless, White Rabbit, Smells like teen spirit et Pastime Paradise.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Une orchestration simple, minimale, en arrière plan, qui laisse toute la place à la voix donc, superbe.&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Pas grand chose d'autre à ajouter, c'est moins facile de disserter sur de la musique, il n'y a pas d'histoire à raconter ni de dramaturgie sur laquelle s'épandre en vains commentaires, écoutez-le! Et peut-être après, achetez-le, le genre d'album qui vaut d'être mis dans le bon ordre sur une platine CD et pas en shuffle mélangé avec vos 40 Go de musiques de votre disque dur externe, bande de pirates!&lt;/p&gt; 
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                <guid isPermaLink="true">http://mathenligne.hautetfort.com/archive/2008/06/13/blood-simple.html</guid>
                <title>Blood Simple</title>
                <link>http://mathenligne.hautetfort.com/archive/2008/06/13/blood-simple.html</link>
                <author>noreply@ (mathenligne)</author>
                                                <category>Film</category>
                                                <pubDate>Fri, 13 Jun 2008 14:26:00 +0200</pubDate>
                <description>
                     &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://mathenligne.hautetfort.com/media/02/01/831923264.jpg&quot; id=&quot;media-1069832&quot; alt=&quot;Blood Simple.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0pt; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0pt; float: left&quot; /&gt;Le premier film des frères Coen, daté de 1985, avec déjà leur actrice fétiche, Frances Mc Dormand, une BO de musiques pré-existantes très bien choisies (Four Tops, Ottis Redding…), des personnages secondaires très biens écrits, avec une classe complètement rock'n roll, comme ici Meurice, le barman.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le scénario et le traitement sont complètement calqués sur les processus de fabrication des films noirs classiques, mais comme c'est un film estampillé &quot;Les frères Coen&quot;, il trouve sa modernité dans le niveau de violence bien plus important que chez les classiques.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;D'ici à No coutnry for old men, on retrouve la même référence à la moralité, à la normalité, délaissée par des personnages qui deviennent ainsi sujets, c'est la rupture de leurs comportements qui implique la dramaturgie.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;L'omniprésence des codes de films noirs font de &quot;Sang pour Sang&quot; un peu plus un sous-produit hitchcockien qu'un véritable film des frères Coen, comme ils ont pu en réaliser tant depuis, et je n'ai retrouvé le plaisir du spectateur que lors de la séquence finale, qui ramène (comme si souvent) les personnages à un niveau de bestialité brute qui leur permettra d'autant plus la survie qu'ils sauront devenir dominants.&amp;nbsp;&lt;/p&gt; 
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                <title>Un conte de Noël</title>
                <link>http://mathenligne.hautetfort.com/archive/2008/06/13/un-conte-de-noel.html</link>
                <author>noreply@ (mathenligne)</author>
                                                <category>Film</category>
                                                <pubDate>Fri, 13 Jun 2008 14:10:00 +0200</pubDate>
                <description>
                     &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://mathenligne.hautetfort.com/media/01/00/2077610312.jpg&quot; id=&quot;media-1069809&quot; alt=&quot;Un conte de Noël.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0pt; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0pt; float: left&quot; /&gt;Avec ce nouveau film, Arnaud Desplechin n'a pas transformé l'essai de Rois et Reine, film flamboyant, au ton singulier, qui m'avait beaucoup plût.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;On retrouve Mathieu Amalric et Emmanuelle Devos, dans une tragi-comédie familiale, famille détruite par l'inconséquence d'un fils et rassemblée (déclencheur du scénario) par la maladie de la mère.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Comme Rois et Reine et comme Esther Kahn, c'est très littéraire, du cinéma philo, cérébral, surtout que l'intrigue portée par des personnages aux noms déjà très mythologiques (Junon, Abel…) poursuit sur ce terrain avec des rapports entre les membres de cette famille de lettrés dignes des écrits des anciens.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;J'ai toujours un peu de mal avec Catherine Deneuve, comme Depardieu ou Belmondo, des acteurs qui ont étés formidables, ont été…&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Par contre Amalric comme alter-égo du cinéaste est toujours très bien, j'ai un peu l'impression que c'est devenu ça d'ailleurs la filmo de Desplechin, pousser son auto-narration via un personnage de fiction…&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; 
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                <title>L'Enfant</title>
                <link>http://mathenligne.hautetfort.com/archive/2008/06/05/l-enfant.html</link>
                <author>noreply@ (mathenligne)</author>
                                                <category>Film</category>
                                                <pubDate>Thu, 05 Jun 2008 19:00:00 +0200</pubDate>
                <description>
                     &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://mathenligne.hautetfort.com/media/01/01/1375033241.jpg&quot; id=&quot;media-1053439&quot; alt=&quot;L'Enfant.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0pt; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0pt; float: left&quot; /&gt;Et non, les deux frères belges n'ont pas eu une troisième palme d'or à Cannes, ce qui ne s'était de toute façon jamais vu, et puis Cantet est un bon, un très bon!&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Un couple de jeunes marginaux, pauvres, quelque-part idéalistes, un peu nihilistes… ils ont un enfant, leur &quot;équilibre&quot; va s'en trouver chamboulé, Sonia cherchant à partir de ce moment à rendre leurs vies et leurs conditions de subsistance plus stables, Bruno s'enfonçant dans sa logique du &quot;au jour le jour&quot;, foutant systématiquement en l'air toutes leurs possibilités d'aller vers un équilibre, vers un peu plus de sérénité.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Et les choses d'empirer, Bruno, vend l'enfant, via un réseau mafieux qui lui permet habituellement d'écouler ce qu'il vole, crise de nerf et évanouissements de Sonia, qui poussent Bruno à récupérer son fils, ce qui ne résout pas grand chose, les mafieux le raquettent pour le bénéfice perdu, sa solution est alors de faire un plus gros coup, aidé d'un gamin qui l'accompagne souvent dans ses forfaits, le gamin est pris, il se dénonce.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Cet engrenage désastreux permet l'existence d'une tension soutenue, un scénario prenant, sous forme de chronique sociale.&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Les frères Dardenne ont sur ce scénario l'intelligence d'une mise en scène qui ne juge pas, et le choix de comédiens talentueux (Jérémie Rénier et&amp;nbsp; Déborah François) qui portent l'intrigue avec brio ce qui est essentiel comme pour tout film qui fait le choix de parler de sentiments forts (que ce soit le rire ou les larmes).&lt;/p&gt; &lt;p&gt;De nombreuse scènes d'extérieur, pas de musique, ce qui rappelle des démarches comme celles de la Nouvelle Vague ou du Dogme…&amp;nbsp;&lt;/p&gt; 
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                <guid isPermaLink="true">http://mathenligne.hautetfort.com/archive/2008/06/05/la-belle-et-la-bete-en-chantier.html</guid>
                <title>La belle et la bête en chantier</title>
                <link>http://mathenligne.hautetfort.com/archive/2008/06/05/la-belle-et-la-bete-en-chantier.html</link>
                <author>noreply@ (mathenligne)</author>
                                                <category>Théâtre</category>
                                                <pubDate>Thu, 05 Jun 2008 12:02:00 +0200</pubDate>
                <description>
                     &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://mathenligne.hautetfort.com/media/00/01/1433735068.jpg&quot; id=&quot;media-1053443&quot; alt=&quot;La belle et la bête en chantier.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0pt; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0pt; float: left&quot; /&gt;Virgnie Dejeux nous propose une nouvelle fois, à travers son filtre &quot;danse contemporaine intellectualisée&quot; une adaptation d'un conte classique, matière désormais logiquement vue sous le jour de la psychanalyse.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;On entre au départ dans un univers nouveau, fabriqué, une scénographie englobante qui comprend le spectateur, qui se trouve alors au sein d'un cocon d'organdi, formant un théâtre, un lieu idéal pour l'action du conte.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Entrent alors par une porte en bois, comme une de celles du monde merveilleux d'Alice, deux danseuses, doucement, d'abord des mains qui évoquent une première narration, puis les corps entiers, qui évoluent autour d'un module composé de coussins, comme dans un rêve, proche du sommeil par le rythme, le thème et la scénographie.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Sans en saisir tous les sens, on est alors spectateur d'une pièce qui se veut peut-être une compilation des différentes allégories et métaphores autour de la belle et la bête, la belle est la bête, la belle hait la bête…&lt;/p&gt; 
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                <guid isPermaLink="true">http://mathenligne.hautetfort.com/archive/2008/06/04/le-fabuleux-destin-d-harold-creek.html</guid>
                <title>L'incroyable destin de Harold Crick</title>
                <link>http://mathenligne.hautetfort.com/archive/2008/06/04/le-fabuleux-destin-d-harold-creek.html</link>
                <author>noreply@ (mathenligne)</author>
                                                <category>Film</category>
                                                <pubDate>Wed, 04 Jun 2008 23:11:00 +0200</pubDate>
                <description>
                     &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://mathenligne.hautetfort.com/media/01/00/458877548.jpg&quot; id=&quot;media-1053446&quot; alt=&quot;L'incroyable destin de Harold Crick.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0pt; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0pt; float: left&quot; /&gt;Comme le cinéma n'est pas un art fait que de choses essentielles et de chefs d'oeuvre, il est agréable de tomber parfois sur ces petits films divertissants sans pour autant être stupides comme celui-ci.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Harold Crick (Will Ferrel) a une vie banale, très banale, tout ce qu'il fait tient du rituel, de l'habitude, jusqu'à ce mercredi matin ou il entend une voix qui raconte tout ce qu'il fait et où il comprend qu'il est le personnage d'un roman, dont la narratrice relate les faits et gestes ou les provoque…&lt;/p&gt; &lt;p&gt;C'est cette question qui va être le point de rupture dans la vie de Harold et qui va le pousser à changer, à sortir de sa routine pour se construire une vie meilleure, plus exaltante, en suivant ses désirs et non plus seulement ses obligations machinales.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Et puis il va partir en quête de l'auteur, avec l'aide d'un spécialiste en question littéraire (Dustin Hoffman), passionné par son cas qui va user de toute sa science pour l'aider.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Sa transformation passe et sera grandement aidée par sa rencontre amoureuse, en la personne d'une jeune pâtissière (divine Maggie Gyllenhaal).&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le film gagne en spectaculaire par son principe scénaristique puisque tout viendrait de la main d'un auteur, le crédible n'a plus forcément toujours sa place et le fantastique peut alors faire quelques apparitions. Une sorte d'habillage en chiffres, légitimé par la passion matheuse du héros aide à faire le lien entre les deux mondes.&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Sur ces quelques bases un peu simplistes, ce qui fait alors la qualité du film, c'est peut-être cette mise en abîme autour des différents niveaux d'auteurs que sont le héros, l'auteur du roman et son &quot;psy en lettre&quot;…&lt;/p&gt; 
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                <title>La fête au Bouc</title>
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                <author>noreply@ (mathenligne)</author>
                                                <category>Livre</category>
                                                <pubDate>Thu, 29 May 2008 23:38:24 +0200</pubDate>
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                     &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://mathenligne.hautetfort.com/media/02/01/560638643.jpg&quot; id=&quot;media-1041634&quot; alt=&quot;1216471036.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0pt; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0pt; float: left&quot; /&gt;J'avais déjà lu l'année dernière les Tours et détours de la vilaine fille de Mario Vargas Llosa, avec grand plaisir, toujours client de cette littérature hispanique… même si dans ces auteurs on sent parfois un peu trop l'empreinte forte des maîtres comme Marquez…&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Dans la fête au Bouc, on suit une femme qui retourne après des années d'absence sur son île natale, Saint-Domingue, pour se confronter une dernière fois à l'image de son père, ancien dignitaire du régime absolu du général Trujillo qui régna pendant 31 ans sur le pays.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Avec ce retour, la narration de Llosa nous invite à revenir en même temps à la période trujiliste et plus particulièrement aux derniers jours de son règne, juste avant qu'il se fasse abattre par quatre de ses concitoyens, de ceux qui ont compris que le régime, même s'il a permis au pays de sortir d'une situation économique désastreuse, a fini par ne faire que semer la terreur; tous les pouvoirs dans les mains d'un seul homme devenu fou.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Sans complaisance pour les héros qui libèrent le pays et son héroïne qui l'a fuit suite à une aventure désastreuse, Llosa montre à quelle point, une fois de plus, les motivations qui nous portent le plus loin dans nos actes, sont avant tout le fruit d'un combat personnel.&lt;/p&gt; 
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                <title>The Panic in needle Parc</title>
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                <author>noreply@ (mathenligne)</author>
                                                <category>Film</category>
                                                <pubDate>Thu, 29 May 2008 23:37:34 +0200</pubDate>
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                     &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://mathenligne.hautetfort.com/media/00/02/113273729.jpg&quot; id=&quot;media-1041654&quot; alt=&quot;2061551779.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0pt; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0pt; float: left&quot; /&gt;Lorsqu'on est d'accord pour dire que Al Pacino est l'un des acteurs les plus importants de sa génération, c'est un plaisir de le retrouver jeune, dans un rôle déjà formidable, avec cette emphase qui est si caractéristique de l'acteur américain; mais je crois que le film en lui même est un classique, un incontournable.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Needle Parc, c'est le lieu ou se retrouvent tous les jours les camés, pour prendre ou chercher à obtenir de l'héroïne, et La Panic, c'est le jour ou la drogue vient à manquer.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Dans une ambiance purement hippie, en plein dans les 70's, le film (de 1971) commence par une jeune fille, attachée à un artiste qui la délaisse bientôt, et que son inconséquence va alors jeter dans les bras d'un petit camé (Al Pacino) et le suivre dans sa descente aux enfers via l'héroïne.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Pas de musique (étonnant pour l'époque) et donc, d'autant plus vu le sujet, une ambiance très pesante, une double chute inéluctable…&amp;nbsp;&lt;/p&gt; 
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                <title>Larry Flynt</title>
                <link>http://mathenligne.hautetfort.com/archive/2008/05/27/larry-flint.html</link>
                <author>noreply@ (mathenligne)</author>
                                                <category>Film</category>
                                                <pubDate>Tue, 27 May 2008 14:10:20 +0200</pubDate>
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                     &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://mathenligne.hautetfort.com/media/02/01/407792232.jpg&quot; id=&quot;media-1037401&quot; alt=&quot;1872269719.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0pt; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0pt; float: left&quot; /&gt;Comme le disait l'impitoyable justicier Lisa Simpson, Salieri n'a pas été ce rival dépossédé que nous présentais Milos Forman dans Amadeus. Il en est un peu de même pour Larry Fynt, Forman étant typiquement (bien que d'origine yougoslave) un cinéaste américain, à la limite du faiseur hollywoodien, avec juste ce qu'il faut de talent pour le distinguer du lot et faire de ses films quelquechose de sympa et visible.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Forman a donc tendance à enrichir artificiellement la dramaturgie des histoires vraies de ses personnages pour tenter d'aller du réel vers le cinéma.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Un peu comme, mais avec beaucoup moins de talent, de Palma, il aime bien aussi faire des jolies plan, pas forcément narratifs, mais qui coûtent très cher à produire… et c'est là qu'on sort de la possible qualité cinématographique pour aller vers la surproduction qui rend ces films si pesants…&lt;/p&gt; &lt;p&gt;C'est donc l'histoire d'un petit garçon d'une famille très pauvre, qui parce qu'il a un esprit d'entrepreneur digne des premiers colons américains, va réussir à s'émanciper de son milieu d'origine pour devenir le chef de file de l'édition porno avec son Hustler.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;C'est un peu comme le Alex de Orange Mécanique, le personnage est attachant, sympathique, on a grandement envie qu'il y arrive, mais si on regarde un peu mieux, on s'aperçoit alors que c'est un égoïste violent et débile qui ne fait un détour par la religion que pour mieux redevenir ensuite ce qu'il est vicéralement…&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Woody Harelson et Courtney Love tiennent bien leur rôle, mais la focalisation de Forman sur l'histoire judiciaire de Flynt est assez pesante (je comprend pas bien la fascination hollywoodienne pour les tribunaux américains…).&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Mais ce qui est bon, c'est peut-être justement&amp;nbsp; ce combat de Flynt pour la liberté de la presse et son refus d'intégrer complètement les normes d'un système qui l'a laissé réussir par son libéralisme passif.&amp;nbsp;&lt;/p&gt; 
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                <title>Engrenages</title>
                <link>http://mathenligne.hautetfort.com/archive/2008/05/26/engrenages.html</link>
                <author>noreply@ (mathenligne)</author>
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                                                <pubDate>Mon, 26 May 2008 23:02:03 +0200</pubDate>
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                     &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://mathenligne.hautetfort.com/media/00/02/90379902.jpg&quot; id=&quot;media-1036665&quot; alt=&quot;201326516.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0pt; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0pt; float: left&quot; /&gt;Il n 'est pas tout les jours évident pour l'abonné Canal de trouver son compte dans la programmation de la chaîne cryptée, il y a du cinéma bien sur, mais depuis quelques années, le niveau baisse largement, et quand on est pas intéressé par les retransmissions sportives…&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Et puis il y avait longtemps que je n'avais pas été pris par une série TV, surtout policière, thème dont je m'étais largement lassé, autant en télé qu'en roman.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Mais il faut avouer qu'avec cette création originale diffuser depuis quelques semaines pour la première fois, les lundis, les gens de Canal se sont surpassés.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;C'est donc français, sans loucher dans la fabrication outre atlantique, c'est bien ficelé, les intrigues sont vraiment prenantes.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Ca se passe à Paris, dans le 93, entre des procs, des juges, des avocats et des flics d'un côté, et une cité, en face.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Des affaires de stup, des meurtres, tout ce qui fait la richesse dramaturgique d'une brigade criminelle…&lt;/p&gt; &lt;p&gt;C'est très violent, le quotient humain est toujours le leitmotiv de l'intrigue.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le principe c'est que les situations se détériorent de plus en plus, que le pire est toujours à venir, des engrenages quoi…&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; 
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