mercredi, 08 juillet 2009

"Vite, rien ne presse!"

Comme on l’a connu pendant longtemps en tant que chroniqueur au Fou du Roi, Vincent Roca continue sur scène d’être un beau parleur, un maître es-langue
Le spectacle ajoute à ses capacités verbales les gimmicks gestuels qui portent ses phrases, lancent ses phases.
Comme un slameur, mais peut-être avec un peu moins de l’auto-satisfaction qui encombre ces porteurs de mots, il jongle couramment avec la langue fançaise, détourne les mots, fait des phrases avec emphase et se donne même le micro pour quelques parties chantées, hommage à Bashung, verbe sonorisé, notisé.
Plus porté par la langue que par les dogmes, Roca enfile des textes pour le plaisir des rimes et ne se permet que quelques digrétions politiques marquées à gauche, comme ses confères Porte et ex-Carlier…
Ici il parle du temps, de la vie à la mort, puis de plus rien, juste des mots qui font jeux, qui font mouche.

au Théâtre des Béliers jusqu'au 31 juillet

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