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mardi, 06 mai 2008
Très bien, merci
Non, tout ne va pas bien pour Gilbert Melki, suite à un contrôle d'identité qu'il observe sans vouloir circuler malgré les injonctions répétées des policiers, il passe une nuit en garde à vue, puis continuant à refuser le mécanisme écrasant, liberticide et contraignant des rouages administratif, il fini en hôpital psychiatrique pendant plusieurs semaines.
Un engrenage impressionnant, injustifié, qui le pousse bientôt à somatiser une vraie dépression et à perdre le contact avec le réel.
Et quand la société manque de moralité et de justice, la solution pour la survie individuelle mentale sera alors peut-être de devenir soit même immoral.
On suit pendant une heure trente le cheminement improbable de ce comptable insoumis aux normes qui vit cette trajectoire kafkaïenne avec un flegme étonnant, mais aussi un second personnage tout aussi bien interprété, en la personne de Sandrine Kiberlain, taxi, qui prend relativement de mauvaises décisions dans cette aventure, ce qui va précipiter un peu plus son mari dans sa chute.
Ce deuxième rôle introduit des séquences courtes, comme des virgules, à bord du taxi, avec à chaque fois un client différent, ce qui va renforcer le climat pesant, montrant une société individualiste, faite d'égoïstes, où les individus aux comportements a-normaux courent les rues quand on enferme les gens équilibrés.
Le film aurait fait, à mon avis, un excellent court métrage, mais Emmanuelle Cuau choisi de coller le temps du récit au temps du réel, pour amener le spectateur à sombrer doucement en compagnie des personnages, et c'est alors ce qui fait toute la qualité du film.
12:49 Publié dans Film | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

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