mercredi, 16 janvier 2008

21 Grammes

83c571b02bf6ee2ec24d8a6963f2e7c3.jpgAlejandro Gonzalez-Innaritu nous fait bondir dans cette histoire d'un point à l'autre de la narration, en deux époques (qui n'en forment ensuite plus qu'une) dans lesquelles naviguent ses personnages.

Ce processus qui nous force à une attention constante, est très intéressant en terme de cinéma et sert relativement bien le film, mais va peut-être un peu trop loin (on passe un peu son temps, en tant que spectateur dans le flou quant aux tenants et aboutissants de l'intrigue, en attendant que l'auteur veille bien nous donner les solutions des multiples énigmes qui jonchent le film du fait justement de cette narration), surtout quant à la fin, on revoit une séquence encore mal comprise entre deux personnages, dont la clef se révèle être un simple majeur pointé… 

Ce qui compte ici c'est le coeur, le coeur qui bat dans la poitrine, qui manque à certains qui attendent une transplantation, qui est pris à d'autres, futurs cadavres, qui en empêchent de vivre pour cause de culpabilité insoluble et qui porte les derniers parce que amoureux.

Sean Penn est assez sûrement un des plus grands acteurs du cinéma, au moins aujourd'hui, à travers "Accords et désaccords", "Dead man walking"… il nous ravie à chaque fois par ses capacités multiples à interpréter des rôles à la perfection, à vivre des personnages complexes dans des scénarios ambitieux.

A noter aussi la présence de Charlotte Gainsbourg, peu visible dans la com autour du film, elle détient néanmoins un des rôles clefs de l'intrigue. 

Après "Amours chiennes" Innaritu met avec "21 Grammes" un premier pied réussi dans le cinéma à l'américaine, essai qu'il transformera avec "Babel".

Commentaires

Ce film est génial, je n'avais jamais vu une réalisation pareil avant 21 grammes. Cela a été plus fréquemment repris par la suite, mais peut-etre est-ce la marque de fabrique d'Innaritu...il faudrait que je vois Amours Chiennes. En tout cas merci Matth de le mettre en avant haut et fort !!

Will

Ecrit par : Tin | mardi, 22 janvier 2008

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