dimanche, 06 janvier 2008

Amour Chiennes

44fb6d3d5b65d2dec608980062520ed7.jpgPlus tard Alejandro González Inárritu nous a enchanté par la réalisation de "21 grammes" et "Babel", mais "Amours Chiennes", plus ancien, pose déjà les jalons, le style de ces manières de faire du cinéaste mexicain.
Il traite ici de la part d'humanité, de ce qui reste d'humain quand il ne s'agit plus pour ses personnages que de survie, face aux désordres de la vie sociale et sentimentale.
Octavio d'abord, puis la dizaine d'autres personnages qui gravitent autour de lui dans ce scénario efficace et maîtrisé, se retrouvent soumis aux impondérables du fameux "effet papillon" qui perturbe alors leur destiné pour les amener de leur quotidien à peu près stable, vers une rupture, un accident, choc initial, tournant de l'histoire qui les fait passer de la vie à la survie.
Le réalisateur ajoute à ce principe de mise en scène un montage visible où les focalisations des personnages autour de l'événement unique auquel ils prennent tous part s'alternent, un peu comme chez Tarantino, pour Pulp Fiction.
Autres personnages importants dans ce film (d'où le nom aussi), les chiens, qui connaissent eux aussi leur point de rupture qui change leur ordre social: non plus l'accident de voiture, mais la fuite du chien d'Octavio qui va le propulser dans le monde des combats de chien où, contrairement à ce pleutre de Croc-Blanc, il devient le dominant.
Dans une narration classique linéaire, le point de rupture est quelque part sur une droite qui figure l'histoire, ici il est au centre avec autour des cercles qui se croisent, chaque cercle étant la trajectoire d'un des protagonistes.

Commentaires

Amores perros, film vraiment excellent, qui m'a bcp marqué, à voir de préférence en V.O...
Il est très sympa ton p'tit blog math! Très instructif!

Ecrit par : Anne-laure | mardi, 08 janvier 2008

Merci madame, vous êtes bien bonne de me complimenter.

Ecrit par : Math | mardi, 08 janvier 2008

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