mardi, 01 janvier 2008

Paranoid Park

f885879a550a18528bf0d5fe2dbc9b7a.jpgDepuis 1985, le cinéaste Gus Van Sant nous délecte de son cinéma novateur, comme un chercheur dans son labo, il tourne dans une quête de l'image cinéma pure, donnant au septième art une forme qui ne peut être approchée autrement qu'en pellicule.
Il y a aussi bien sûr les autres, les "Will Hunting", les "Prête à tout", et l'étrange "Psycho", mais ici, le réalisateur américain se place franchement dans la suite de son triptyque "Elephant", "Gerry" et "Last days".
Le montage peut devenir cubique, la mise en scène est aérienne et la bande son assez étonnante, mélangant des poèmes dits avec des musiques de tout genre, passant, sans préavis, des airs classiques, au rock, hip-hop ou hard rock.
L'histoire est (encore) celle d'un jeune homme, acteur inconnu découvert par Van Sant (Gabriel Nevins), qu'on suit dans ses tribulations quotidiennes, mais celui-ci n'a pas l'assurance comme skateur de la bande de Wassup Rockers, il ne se sent pas la maturité de fréquenter le skate park, le Paranoid Park voisin, décor intimidant comme une prémonition que le fait d'aller dans cet endroit va amener le héros et le film de la catégorie "art et essai" vers un scénario de polar qui fait de l'oeuvre le "Match Point" de Gus Van Sant.

Commentaires

Ce qu'il y a de plus plaisant dans le cinéma de Van Sant (auteur qui me touche peu au fond) c'est qu'il vous décomplexe d'un cinéma cérébral (qui donnerait priorité au sujet, au fond et non à la forme) et en même temps vous complexe par sa force esthétique.
Il est fort ce con, mais attention à ce qu'il nous lasse pas des procédés cinématographiques qui lui sont propres (et qu'il maîtrise à merveille il est vrai). Ou alors "Paranoid Park" sera la 4ème roue du carosse des "Elephant", "Gerry" et "Last days". là, son propos est peu ambitieux (encore une histoire d'ados à boutons) mais belle performance que ce film qui, encore une fois, nous propose une photo remarquable et une bande son excellente.

Mon commentaire ne concerne que ça en réalité, la sounde traque et notamment la folk acidulée d'Elliott Smith que j'ai découvert ici. Et pourtant, Smith et le cinéma américain indépendant sont intimement liés, et ce grâce à Gus fils de Sant.
Smith, un échoué du rock indépendant, mort en 2003 de plusieurs coups de couteaux après une bonne chasse avec sa meuf est déjà choisi en 1997 par Gus Van Sant (ils vivent tous les deux à Portland) pour figurer sur la bande originale du film "Good Will Hunting". Il compose alors la chanson "Miss Misery" et enregistre une version orchestrale de Between the Bars. Le film connaît le succès auprès des critiques et des spectateurs, et Smith est nominé pour l’Oscar de la meilleure chanson avec Miss Misery. Et là c'est dur, car Smith est vilain garçon et fait des émissions TV défoncé et pas beau à voir. Résultat, ça le fait pas pour le bon citizen américain et l'oscar est finalement remporté par James Horner et Will Jennings pour "My Heart Will Go On", chantée par Celine Dion du film que vous connaissez.
En 1998, Smith enregistre une reprise a cappella de "Because" des Beatles, pour le film "American Beauty". La chanson illustre le générique du film et le fait connaître du grand public. Même si c’est sa seule reprise des Beatles à avoir été éditée, Smith a enregistré aussi "Revolution" pendant les sessions de XO, et en jouait beaucoup d’autres en concert, comme "Long, Long, Long", "I Me Mine", "Black Bird" ou encore I’m So Tired. Il aurait aussi enregistré une version de Hey Jude pour le film "La Famille Tenenbaum", remplacée au final par une version instrumentale.
Pour jetter une oreille, voir "New Moon" un double album posthume du chanteur américain Elliott Smith sorti en mai 2007 .(compilation de titres enregistrés entre 1994 et 1997 lors des sessions d'enregistrement pour les albums Elliott Smith et Either/Or, tous deux sortis chez le label Kill Rock Stars).

Ecrit par : jerem | jeudi, 10 janvier 2008

attention, la création de ce blog n'a pour but de lancer un contest de la note la plus longue possible sur un sujet, et que l'esprit prolifique et quelque peu sophiste de certains de mes meilleurs amis ne le prenne pas mal, mais même si je m'adonne volontiers à la digression, il me semble qu'il est de bon ton de rester un peu plus dans le sujet, merci

Ecrit par : Math | jeudi, 10 janvier 2008

et paf

Ecrit par : po | jeudi, 10 janvier 2008

fasciste

Ecrit par : pierre michaud | lundi, 14 janvier 2008

pardon mais j'ai voulu faire court et incisif

Ecrit par : pierre | lundi, 14 janvier 2008

C'est facile d'être désagréable sur un blog, vient me le dire en face si tu l'ose!

Ecrit par : math | lundi, 14 janvier 2008

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