vendredi, 26 juin 2009

Centraal Station Antwerpen gaat uit zijn dak!

Centraal Station Antwerpen gaat uit zijn dak!.jpgMême si l'audition trop régulière de France Inter provoque chez moi une lassitude de plus en plus palpable, cette station reste tout de même un facteur de découverte complètement irremplaçable, comme lors du Kriss et son Crumble de dimanche dernier, qui évoquait la mode récente des Flash Mob, ces séquences publiques surprises interprétés par des gens qui sortent soudain de la foule pour interpréter des happenings concertés, le tout filmé en caméra caché dans le but de capter en même temps l'étonement des spectateurs.

De cette tendance sont nés de nombreuses expressions, sur ce principe on va du street art à la publicité (la poste en ce moment), mais la plus belle variante sur le thème est à mon avis, La mélodie du bonheur en gare d'Anvers, où dans un station, les usagers se changent peu à peu tous en danseur, sur la musique bien connue du film de Robert Wise, jusqu'à ce qu'il n'y ai quasiment plus de spectateurs, que nous, puisque témoignage vidéo.

Par la reconquète de l'espace urbain utilitaire et transitoire pour un objet artistique, les auteurs du show créent une vrai surprise forte d'un positivisme exubérant digne de la version originale.

Le voyage dans le passé

Le voyage dans le passé.gifEmpéchés à leur rencontre originelle dans leur amour pour les contraintes sociales qui s'imposent à eux, puis séparés par une guerre, deux amants se retrouvent neuf années plus tard, le temps d'un trajet en train, qui va leur donner l'occasion du souvenir de leur amour, avec l'espoir de recoller par la suite les morceaux ébréchés de leur romance. Mais la qualité de la passion de jadis ne pouvait peut-être se révéler pleinement que dans son empêchement et le nouveau potentiel accomplissement du présent devient misérable et commun.

Après avoir lu Hesse, on comprend à quel point Zweig peut être considéré comme son digne successeur, tant il parvient avec talent à transcrire l'âme humaine et ses tourments sur une feuille de papier. On retrouve des manières de faire si proches de celles de livres comme Gertrude ou Narcisse et Goldmund qu'on ne peut alors que se persuader que le second a appris du premier.

mardi, 23 juin 2009

Un jour de colère

Un jour de colère.gifUne nouvelle oeuvre du génial auteur espagnol déjà responsable de la Reine du Sud et du Peintre de batailles entre autres.

Le 2 mai 1808, excédée par le comportement de l'occupant français, Madrid se soulève contre les troupes napoléoniennes et la population, le temps d'une journée sanglante se jette à corps perdu dans une tentative patriotique de reconquète de la souveraineté espagnole. Malgré les nombreux projets fomentés par des membres des différents corps de l'armée espagnole, les civils resteront seuls à se battre et à mourir aidés en cela uniquement par deux capitaine et quelques dizaines de soldats.

Arturo Pérez-Reverte compte cette histoire sous la forme de l'addition des destins individuelles de tant de madilènes qui se soulevérent, qui nous sont présentés sous leur nom, âge et profession, le temps d'un paragraphe. Cette forme visible de narration permets au lecteur d'entrer dans la réalité historique des faits et à l'écrivain de se dispenser d'un héros là où il y en avait tant.

Comme à tant d'autres occasions, une lutte qui parait juste pour un peuple entier ne donne pas lieu à une victoire parce-que tant de tièdes ont préférés attendre de connaître le vainqueur à féliciter plutôt que de prendre les armes.

samedi, 09 mai 2009

Je l'aimais

je l'aimais.jpgLe deuxième roman de la formidable Anna Gavalda, qui, par son oeuvre pourrait être une preuve suffisante de la bêtise de ce tâcheron de Don Morrison, l'homme qui a prétendu la mort de la culture française.

Chez Gavalda, l'histoire en elle-même a en fait assez peu d'intérêt, elle s'attache toujours à proposer des personnages et à les faire évoluer dans une histoire assez simple, principalement dans le but d'utiliser des situations comme révélateurs des personnalités, comme médium pour revenir par le biais de flash-back très fréquent (qui laissent parfois complètement de côté l'intrigue principale) aux traumatismes initiaux fondateurs des personnages. D'où la grande bêtise de Becker quand il adapte Ensembles c'est tout au cinéma de se focaliser sur une narration linéaire, espérons que l'adaptation du présent roman par Zabou Breitman sera plus inspirée….

Dans Je l'aimais, suite à une rupture douloureuse avec son mari, une jeune femme part avec ses deux filles et son beau-père vers une maison de campagne qui devient bientôt le décor unique de la narration, un lieu pour un long dialogue nocturne entre beau-père et belle-fille.

Le grand-père va alors progressivement sortir de son personnage social pour conter à la femme trompée sa propre histoire, initiative quelque peu incroyable puisqu'il va lui parler de sa propre infidélité, mais au-delà du choc émotionnel (peut-être bénéfique) que le discours va alors provoquer, le vieil homme veut surtout faire passer le message que la vie doit être vécue comme on l'entend, selon ses propres choix et non pas sous la domination d'une passivité empreinte de morale.

Le roman a l'intelligence d'être assez court pour ne pas lasser dans la simplicité de sa forme, et quelques scènes sont vraiment drôles comme celle où il raconte sa première rencontre avec celle qui va devenir son amante, alors traductrice pour une rencontre avec un gros client chinois et qui lui traduit alors que le client refuse de continuer l'entretien parce que son interlocuteur est en train de tomber amoureux, situation vaudevillesque et très amusante.

Au cinéma par Zabou Breitman depuis mercredi

vendredi, 24 avril 2009

Beirut

Beirut.jpgDeux albums sortis pour le moment, par Zach Condon, sous le nom de Beirut, Gulag Orchestar en 2006 et The flying club cup l'année suivante.

Une musique planante, empreinte des sonorités de fanfares, des thèmes spatiaux, avec quelque-chose de Yann Tiersen, en plus moderne. Des titres agéables et très bien travaillés.

Les disques montrent une capacité à produire des morceaux pop (de par la voix), en y attachant des instrumentations variées et inventives, passant dans différents registres.

Millénium 1 - Les hommes qui n'aimaient pas les femmes

Millénium 1.jpgObjet lui même d'une destinée romanesque (disparu après avoir confié à son éditeur les trois volets de son oeuvre unique), l'écrivain suédois Stieg Larsson livrait en 2004 Millénium, en trois parties, dont le premier volume, Les hommes qui n'aimaient pas les femmes.

Après quelques chapitres d'introduction qui nous présentent un mystère et deux enquêteurs, avec une subtilité remarquable, les éléments vont peu à peu se rencontrer au fil de l'intrigue pour composer un roman prenant, à la lecture parfois jubilatoire.

L'auteur a l'intelligence d'enrichir à la fois le passé et le présent, au fil de la narration pour doubler ainsi l'intérêt de la lecture, les découvertes et les répercussions dans le temps de l'enquête(: c'est un polar).

Les caractères et les évolutions psychologiques des deux principaux personnages Mikael Blomkvist et Lisbeth Salander, le héros identificatoire et la freaks mystérieuse et hyper douée pour l'informatique sont presque plus importants que l'avancée narrative principale.

Le roman gagne en intérêt quand il prend aussi le temps de l'information en nous apprenant des éléments de l'histoire suédoise sous le III° Reich, quelques méthodes de hacking élémentaire et un peu d'économie industrielle par le personnage de Mikael, journaliste dans ce domaine, et le livre devient alors politique par ce héros qui dénonce les comportement mafieux des industriels suédois.

Emporté par le flux de son écriture et peut-être aussi à cause de son inexpérience comme auteur, Stieg Larsson se laisse un peu aller à certaines facilités, ce qui laisse le livre dans la catégorie des romans prenants et agréables, sans être une révélation littéraire.

Le 13 mai sur les écrans français!

En même temps

en-meme-temps.jpgUn one man show sportif et intrépide, où Gérald Robert-Tissot saute du coq à l'âne au fil de ses émotions, fondatrices et accessoires, un essai existentialiste, des questions autour de l'être, de son rapport au monde, un homme qui s'intéroge, s'angoisse, s'apitoie, se réjouie, bref, ressent!

Parfois un peu lourd dans une volonté de s'ancrer dans l'actualité, le texte de Evguéni Grichkovets a pourtant souvent la pertinence de traiter de petites choses qui savent trouver leurs échos chez le spectateur.

Les éléments de comique agrémentent cette pièce simple et, alors, divertissante, sans donner totalement dans le café théatre…

 

à l'Élysée (de Lyon) jusqu'au 25 avril

samedi, 11 avril 2009

Le livre des nuits

Le livre des nuits.jpgD'après la rumeur persistante des lecteurs, un roman essentiel et abouti d'un auteur accompli et talentueux…

Le livre des nuits se présente d'abord comme l'histoire d'une famille, une génération après l'autre, qui porte en elle sa propre malédiction, d'abord individuelle, quand les Pléniel sont des gens du bord de l'eau, puis collective quand ils s'en vont à terre et rejoignent alors l'Histoire, confronté presque à chaque génération aux guerres contre les, alors, héréditaires ennemis du nord. Arrivé à terre, le récit stop la narration descendante pour se focaliser sur le dernier survivant qui devient patriarche.

Mis à part cette forme intéressante et originale de récit, le livre des nuits s'embourbe dans son autre choix littéraire: le mélange poétique. Les Péniels ont aussi en eux des capacités fantastiques qui, développées, vont donner lieu à un second baptème de l'auteur qui leur prête alors des surnoms à rallonge, assez idiots, un peu comme une tentative d'associer maladroitement le lecteur (de moins de 14 ans?) à son histoire. Puis les surnoms dérivent, vers des mots sans sens, essais poétiques en tête de chapitre, maladroits…?

Je vais plutôt relire encore Cent ans de solitude, ou la poésie et le fantastique font corps avec le texte, livre qui possède aussi son patriarche hyper-féconds, hanté par le malheur et tellement plus beau…!

Visitor Q

Visitor Q.jpgLe film complètement barré et psychanalytique de l'homme qui a réalisé aussi plus tard Gozu.

Filmé en DV, très souvent en focalisation interne, le film traite de l'explosion d'une cellule familiale japonaise, prise de manière exponentielle dans le tourbillon de la décadence, de la violence et l'horreur, un peu comme une version nippone du Fuuny Games de Haneke, sorti 4 ans auparavant. Surtout que la vraie violence absurde, le fait divers, débute avec l'entrée du personnage externe, qui pénetre la famille, la filme, comme un reportage sur une dislocation, mis en scène et réalisé par le père.

La violence des images, des propos et des actions est le plus souvent insupportable, déviant du début à la fin, Visitor Q n'a alors de sens que si on le prend comme une tentative de filmage psychanalytique, un essai qui filme l'intérieur des âmes troublées, additions de pulsions de morts assumées qui deviennent les moyens pour les personnages de sortir de leur fatalisme individuel.

Peut-être aussi un projet qui vaut la peine d'être vu aujourd'hui, alors qu'on se pose tant de question sur le pourquoi du passage à l'acte des déments qui décident un jour de faire feu dans une crèche ou sur le voisinage depuis leur balcon… le désespoir individuel poussé à une extrémité qui motive la destruction sociale…?

mardi, 10 mars 2009

Harvey Milk

Harvey Milk.jpgBien qu'il se donne, durant de trop courtes séquences, le plaisir de filmer des gens de dos, puis de face, en raccord, marchand dans un couloir ou dans la rue, on est bien loin du cinéma habituel de Gus Van Sant, qui traite ici à nouveau une histoire réelle, mais colle bien plus (bien trop?) à cette réalité et surtout aux manière habituelles de tourner les "True Story" et autres biographies…

Bien loin donc du plaisir de cinéphilie que pouvait inspirer Last Days, Elephant ou Paranoid Park, Harvey Milk est un film bien tiède.

Bien sûr Sean Penn est excellent, mais il l'est toujours, j'aurais aimé voir un film de Van Sant et pas un film avec Sean Penn, à quand le retour aux acteurs inconnus, castings qui ont faits la qualité des précédents films, en laissant toute la place à la caméra, virtuose, cubique, aérienne…?

On sait pourtant que le cinéaste est capable de films mineurs, formatés, tels Prête à tout… mais Harvey Milk n'est ni complètement dans ce registre, ni vraiment dans l'autre, tellement plus "art et essai".

Pour autant la filmo de Van Sant avait cette cohérence que ses scénarios enchaînaient toujours dans une continuité simple les évenements de l'histoire. Les sauts dans le temps, avec les années en inter-titres brisent cet enchaînement, empéchant toute souplesse de narration, un peu comme dans un Harry Flint… et puis le choix du temps du réel comme celui d'une confession de Milk, racontant son histoire, ce qui motive les retours en arrière systématiques évoquent Entretient avec un vampire…

J'attends le prochain Van Sant avec une impatiente d'autant plus forte!

lundi, 09 mars 2009

Ghetto-Blaster

dfbf388da5ab9d5660607a7748b624d2.jpgAprès avoir éclusé les scènes d'Europe avec le klezmerique David Krakauer, le DJ préféré du grand clarinettiste nous sort son premier album solo.
Fini pour Socalled les bords de scènes hasardeux à tenter vainement (je ne me base pour ma critique que sur une seule prestation, mais oh combien désastreuse lors de l'Éclat final à Fourvière en 2006) de poser des samples sur de la musique instrumentale, et vive cet nouvel indépendance qui lui permet de donner enfin libre court à son talent.
Découvert sur le merveilleux blog de la candide cébé (pour lui baiser les pieds suivre le lien en colonne de gauche), le désormais cultisme DJ canadien nous propose dans son premier opus une ballade à travers ses influences nombreuses et éclectiques, du hip-hop au son traditionnel Klezmer, en passant par le classique, la dance…
Construit comme une playlist, l'écoute nous donne vraiment l'impression d'avoir lancé en shuffle une base de mp3 sur notre ordinateur.
Au centre de cette pluie de genres, un tube, un titre qui nous mettrais sur la piste d'un son Socalled, pur jus, qui aurait pour 4'33 digéré ses influences: You Are Never Alone.

Et ce type là est tout simplement à la Marquise, à Lyon, le 15 mars!

The Puppini sisters

The Puppini Sisters.jpgUn look et des hymnes complètement rétro pour ces trois filles qui remettent alors au goût du jour tant de standards, mais revisitent aussi à leur sauce très années 40 des tubes plus récents de la scène pop/rock.

De "Bei mir bist du schon" à "Crazy in love", les surprises de re-découvrir les titres dans une interprétation tout à fait valable.

2 albums déjà à leur actif: Betcha Bottom Dollar en 2006 et The Rise & Fall of Ruby Woo en 2007.

Chinese Man records

Chinese Man records.jpgC'est l'histoire d'un vieux sage chinois, originaire du mont Wu Tang, qui décide d'envoyer à travers le mode ses disciples, pour y répandre l'esprit zen.

Chinese Man Records, c'est surtout une bande de joyeux marseillais qui ont sorti, il y a peu, une compilation de leurs titres, enregistrés ces dernières années, principalement à base de musiques bouclées, mais aussi avec quelques thèmes originaux de très bonne facture (I've got that tune).

On peut toujours reprocher à ce genre de disques de manquer de créativité, ou même de prise de risque, tellement le résultat rappel tant d'autres enregistrements, notament de chez Ninja Tunes, mais le résultat est là, l'écoute est agréable et festive.

Slumdog millionaire

Slumdog millionaire.jpgDécidement étonnant Danny Boyle, qui continue à tourner avec succès des films dans des registres si différents, capable de proposer un jeu de huis clos bien scénarisé (Petit meurtre entre amis), un film identificatoire sur la classe moyenne écossaise (Trainspotting), une fable sous forme de comédie musicale (A life less ordinary), un film de zombies (28 jours plus tard) et un hommage réussi à 2001 (Sunshine).

En oubliant cinq minutes la pluie de récompenses que le film a reçu à la dernière cérémonie des oscars, prix auquels je suis bien peu attaché, vu les navets récompensés dans le passé (Shakespeare in love, Romeo + Juliette…), on peut s'attarder sur les véritables qualités de Slumdog Millionaire: bien sûr Boyle n'en étant pas à son coup d'essai, il manie désormais la caméra, la lumière et le montage avec brio, mais il est aussi capable de donner une dimension bien supérieur à son film en lui donnant une profondeur considérable par bien des aspects.

Il faut bien se rappeler que jusqu'en 1947, l'Inde était une partie de l'empire britannique, ce qui donne un intéret bien spécifique à la réalisation par un britannique d'un film en Inde. A plusieurs reprises, il est fait référence à la pratique du jeu de criquet, activité installée ici par les collons. Le héros issu d'un bidonville, voit peu à peu son environnement changer au profit d'un modèle typiquement anglo-saxon, le néo-libéralisme "à la Tatcher". Boyle use de l'environnement indien dans sa réalisation avec pudeur, traitant avec une vérité documentaire de la réalité de la vie à Bombay, de la pauvreté des populations et des antagonismes entre confessions, n'usant des clichés bolywoodiens que pour le générique de fin, le temps d'une chorégraphie hors-scénario.

Arrivé miraculeusement sur le plateau de "Qui veut gagner des millions?", Jamal a la chance inouïe de connaître les réponses à toutes les questions posées jusquà gagner la somme maximum: 20 millions de roupies, ce qui le propulse du jour au lendemain à un niveau de richesses et de célébrité atteignable par les gens de son origine, seulement par la voie de la délinquance, modèle choisie par son frère.

Incrédules quand à la capacité de cet être misérable à posséder un tel niveau de connaissance, le présentateur/producteur du jeu va le faire arrêter, ce qui donne lieu au mode de narration du film qui va continuellement faire des allers-retour entre le bureau du commissaire qui intéroge Jamal et des flash-back qui amènent progressivement le jeune homme à réconter l'histoire de sa vie.

On se trouve alors un peu devant une version moderne des contes des mille et une nuits, puisque Jamal, d'abord torturé par les policiers en charge de son intérogatoire doit faire preuve d'une imagination suffisante pour faire croire à sa capacité de connaître effectivement toutes les réponses, sous peine de retourner aux éléctro-chocs.

Et puis si l'histoire est belle et prenante, il est quand même tout à fait incroyable que non seulement il connaisse ces réponses malgré son ignorance absolue du reste des connaissances humaines, mais qu'en plus les clefs de ces réponses se trouvent dans sa biographie, dans le même ordre chronologique et chaque fois marquées par un évenement fort et traumatisant.

Ne serai-ce plutôt Jamal qui use de son pathos personnel pour faire des liens fictifs entre son vécu et les réponses au jeu, afin d'endormir son geôlier par de belles histoires et rendre plausible son honnête victoire?

 

En y repensant, je me dis que ce qui m'a touché aussi dans ce film, et comme je suis relativement un grand fan de son réalisateur, c'est les similitudes avec Le Temps des Gitans: parce que toutes les séquences autour de Jamal et de son frère, quand ils sont petits, se mettent à travailler pour un type fort riche, sorti de leur misère, comme un modèle de réussite, mais qui se révèle finalement être un exploiteur d'enfants, qui font alors la manche pour son compte, ça rappelle grandement une partie du scénario du film de Kusturica!

vendredi, 06 mars 2009

Cul-de-sac

Cul-de-sac.jpgL'aventure cauchemardesque d'un journaliste américain qui s'aventure dans le bush australien et se trouve, après une romance avec une auto-stoppeuse, prisonnier de celle-ci, dans une communauté coupée du monde.

A l'origine ouvriers dans une mine, et suite à un accident entraînant la fermeture de leur lieu de travail, une poignée d'ex-mineurs décident, avec leurs familles, de se maintenir sur les lieux et de fonder une communauté idéale, affranchie des contraintes de l'argent, des inégalités sociales et complètement isolée, vu la suppression de l'ancienne cîté minière des cartes officielles australiennes.

Mais le potentiel bonheur social qui aurait dû advenir de ces belles résolutions fait place lentement à un simple abandon des libertés individuelles, au seul profit des pères de famille qui seuls ont la possibilité de s'enrichir.

Comme la communauté est petite, du sang neuf doit venir de l'extérieur pour éviter les dangers de la consanguinuité comme seul mode de reproduction. C'est ainsi que Nick se trouve marié de force à une des filles, complètement folle, qui le kidnappe, le torture et le séquestre.

La suite nous plonge alors dans une atmosphère proche et digne de certains Stephen King (on pense notament à Misery…).

jeudi, 26 février 2009

Mon idole

Mon idole.jpgPourquoi le film de Guillaume Canet est-il un échec?

En réalité son 4° film (si quelqu'un a vu ou même vaguement entendu parlé des trois premiers qu'il se manifeste!), Mon idole est sans conteste une bouse.

Parce que lorsqu'on se donne pour mission de critiquer le monde de la télévision et ceux qui décident des programmes, en mal d'audimat, on peut se permettre un peu plus d'imagination pour mettre en scène du cinéma.

Parce que la créativité sur un tournage ce n'est pas de chercher des axes de caméra originaux pour le plaisir , mais qu'on doit aussi se donner la peine de rechercher le sens dans ces partis pris techniques.

Et puis pour moi, Guillaume Canet acteur, ça n'a jamais été la panacée, alors de le voir interpréter un rôle qu'il a lui même écrit n'arrange rien…

Fort heureusement, Ne le dis à personne, son dernier long (2006) est beaucoup plus réussi.

Ce qui est peut-être le plus agaçant dans la longue liste des défauts de Mon idole, c'est la façon systémique qu'a le scénario de raisonner à coup de clichés, parce que finalement qu'est ce que le pitch de ce navet sinon: Un gentil assistant qui veut gentiment faire carrière dans la TV se trouve pris dans les griffes d'un ignoble producteur qui va user de sa crédibilité pour en faire son esclave? C'est gros quand même…

Mais encore une fois, tout se recoupe, et on ne pouvait pas attendre grand chose de l'acteur de Les liens du sang, Ensemble, c'est tout, Jeux d'enfants, Vidocq, Les morsures de l'aube, La plage…

Petit bonus, la musique composée par Sinclair, qui nivelle le tout sur une tendance post-funky, quelques soient les tentatives du script de varier les émotions de ce projet qui se veut une comédie dramatique.

Et puis, quand on se permet de critiquer la violence des images TV, on évite de coller des séquences de meurtre (complètement copié sur celle de Lost Highway d'ailleurs) dans son film, à moins qu'il s'agisse d'une critique sous-jacente doublée d'une mise en abîme?

mardi, 24 février 2009

Un pays à l'aube

Un pays à l'aube.jpgEt Lehane de s'émanciper de ses habitudes de narration individuelle pour nous proposer cette fois une fresque, autour de trois personnages principaux, avec pour décor l'Amérique (et sa ville, Boston en particulier) de 1918 jusqu'à l'entrée en vigueur de la prohibition.

Babe Ruth, joueur de base-ball, dont la carrière est en plein envol, reste en périphérie du réçit principal, et ses tribulations vont servir principalement à titrer les parties. Il incarne la réussite, la gloire dans une nation toujours en mal d'entertainement.

Luther Laurence, porte le sujet de l'apartheid, avec ses espoirs de liberté, son penchant pour le jeu qui va faire de lui un criminel, un homme en fuite. C'est sa condition de noir qui va l'empécher de devenir le grand joueur de base-ball qu'il aurait pu devenir, battant même Babe Ruth lors de la séquence introductive.

Danny Coughlin, policier du BPD, irlandais, deuxième génération de migrant, si attaché au classes populaires qu'il va préférer le combat des travailleurs, découvert par une mission d'infiltration, à la réussite que lui promettais son père. Il devient l'ami de Luther contre toute les convenances.

Autour de ces individus, leurs familles, d'origine et de coeur, et un contexte social, une accélération de l'histoire qui va les faire marquer leur temps, puisqu'acteurs majeurs des contradictions de leurs classes.

Comme à chaque génération, des hommes se lèvent pour refuser la place et le destin qui leur a été choisie par ceux qui dirigent dans l'ombre, prêts à tout perdre pour vivre selon leurs idéaux.

Un livre majeur, sur le melting-pot que compose la société américaine, les drames du metissage qui ont écris son histoire.

lundi, 23 février 2009

King Kong

King Kong.jpgIl est toujours bien dommage de voir des projets avec un si beau casting (bien que je voue un haine toute particulière à l'ignoble Jack Black (remember l'amour XXL)), tant devant que derrière la caméra se solder par une bouse.

Quoique Peter Jackson est certainement un bon du fait de Brain Dead, mais pas forcément pour Le Seigneur des anneaux.

Une habitude hollywoodienne, que de coller des pros du film de genre sur des super-production, cf Sam Raimi qui, lui, venait de Evil Dead avant d'être nommé à la tête des Spider-Man, il est vrai avec beaucoup plus de réussite.

Une équipe part sur un rafio pour une île mystérieuse abritant une civilisation et une faune primitive afin d'y tourner des images propres à révolutioner le film animalier.

Il est intéressant que Jackson ai respecté la datation originale du projet, contrairement à ce qu'ont fait plus récement les malheureux repreneurs de la Guerre des Mondes, et puis, comme c'est son métier, il nous offre de belles séquences avec des gros monstres, à coup de combats et de courses époustouflants, mais son mérite s'arrête là, et le film aurait peut-être dû s'y arréter aussi parce que cette belle pièce est comme encerclée par deux autres heures de film, sous forme de romance débile. Une première, au début, qui aurait pu donner une épaisseur en se lançant sans concrétisation aucune sur la piste de la réflexion du cinéaste et son oeuvre, du réalisateur et son film, et la seconde, la fin, qui n'a pour but que de filmer un gorille de 9 mètres dans le NY de 1930.

mercredi, 18 février 2009

Caravan Palace

Caravan Palace.jpgLe nouveau groupe en vogue sur votre toile qui profite d'un beau buzz sur le net, concrêtisé par deux ans de tournée.

Un mélange sympa entre jazz, swing et électro, de la fusion qui va bien, des parties qui rappellent les Triplettes de Belleville…

Une formation composée de cinq musiciens et d'une chanteuse, recrutée sur myspace (comme quoi… qui a dit que les réseaux sociaux n'étaient pas professionnalisant?).

Au service secret de Sa Majesté

Au service secret de Sa Majesté.jpgUn James Bond comme il y en eu tant d'autres, mais certainement comme on n'en fait plus, surtout depuis que l'agent secret le plus célèbre du monde est interprété à l'écran par Pierce Brosnan puis Daniel Craig et d'autant plus que c'est la seule fois que George Lazenby interprétera le rôle.

Un film de 1969, qui s'affranchit des multiples gadgets habituellement confiés par Q à l'anglais, mais redouble en échange d'inventivité sur les possibilités dans le thème de la course-poursuite: à pied, en voiture, à ski, en bobsleigh… et puis qui met bien fort l'accent sur le charisme de Bond auprès des dames, qui conquiert bien sûr une ravissante et vénéneuse lady, qu'il épousera, rend fou l'éternelle Miss Moneypenny, et affole aussi toute une bande de jeunes filles qui se le partagent successivement lors de nuits torrides.

Autre originalité: James Bond démissionne dans cet épisode, mais c'est alors pour mieux prendre le temps de continuer la mission qui lui avait été retirée et de donner à M toutes les raisons de le laisser poursuivre.