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vendredi, 06 janvier 2012

Fanfarerie Nationale

phpThumb_generated_thumbnailjpg.jpgL'avantage ironique d'avoir un gouvernement dont les actions et les paroles agacent et questionnent, même si dans un même élan, il ne donne pas de belles heures à la création, préférant toujours donner l'argent public aux spéculateurs, qu'à la culture jugée comme accessoire, c'est que l'artiste trouve dans cette situation les outils de la révolte qui le feront monter sur les planches pour dire l'injustice.

Le minable débat proposé par l'UMP sur l'identité nationale, n'en fini pas de questionner les auteurs, du livre à la scène, et si le projet présidentiel a fini dans les cartons, comme s'il n'avait été qu'un simple appel à l'élargissement de son électorat vers les sympathisant de la droite extréme, les oeuvres présentées au publique sur ce thème continuent depuis de paraître, questionnant plus avant, faisant de ce débat aussi une question de gauche(?).

Vu en 2010 en Avignon, grace à la présence sur place d'amis communs qui avaient su me sortir quelques heures des représentations intra-muros et m'enmener à l'île Piot, la Fanfarerie Nationale, présentée alors sous chapiteau, c'est du cirque moderne, politisé, en fanfare!

Durant 75 minutes, les fanfarons de Circa Tsuica, courent, volent, crient, rebondissent, griment, parodient, attrapent, grimpent, tout en tambourinant, claironant, tubant, clarinétant et saxant, une expérience qui laisse le spéctateur bouche bée, ravi.

Pour tout ceux qui croient encore que le cirque ça se passe dans un manège avec des canassons qui tournent et des filles dessus qui font des cabrioles en tutu, à voir impérativement.

Et puis il n'y a pas que le cirque du Soleil ou le cirque Plume dans la vie!

• le 12 Mai 2012• Espace Michel Simon à Noisy le grand (93)

 • le 11 Mai 2012• Au relai culturel à Haguenau (67)

 • le 17 Avril 2012• Forum Meyrin Genève (Suisse)

 • le 29 et 30 Mars 2012• Maison de la culture à Tournai (Belgique)

 • le 27 Mars 2012• Centre culturel régional à Dinant (Belgique)

 • le 09 Mars 2012• Aux Halles de Schaerbeek Bruxelles (Belgique)

 • les 6 et 7 Mars 2012• Au carré Magique à Lannion (22)

 • le 18 Fév. 2012• Au théâtre Foirail à Chemillé (49)

 • le 3 Fév. 2012• au Polaris à Corbas (69)

 • le 21 Janvier 2012• à la Merise à Trappes (78)

dimanche, 25 décembre 2011

L'art français de la guerre

l-art-francais-de-la-guerre-224319-250-400.jpgDans notre beau pays où l'émotion et la réactivité immédiate aux dépèches AFP tient lieu de ligne de conduite en matière de gouvernement, il est bon qu'une personne sensée, fasse oeuvre d'une citoyenneté alors devenue essentielle pour se pencher avec plus de délicatesse sur un thème abordé de manière si grossière, avec des vues de récupération électoraliste de la pire espèce: l'identité nationale.

Après des années d'essais infructueux, Alexi Jenni, professeur de science naturel dans un lycée lyonnais, réussi avec un livre à obtenir la publication chez Gallimard, puis, le Goncourt de littérature.

Un premier roman couronné à se point de succès interroge, sa lecture ne déçoit pas. Jenni est de ces hommes qui a cette capacité particulière à organiser la langue qui font les artistes en littératures, un véritable amour de l'écriture, un plaisir communiqué au fil des 640 pages, parfois un peu au détriment du réalisme verbal des personnages (chacun, quelque soit le profil psychologique initialement établi parle finalement une langue de salon avec une profondeur intélectuelle considérable)…

De sa façon de raconter, de décrire, son personnage/auteur du présent dit que c'est un état de frustration d'écrivain qui aurait préféré utiliser une forme d'art plus juste, plus concrète, qui montre vraiment les choses plutôt que de les entourer de mots: la peinture.

Cette peinture que Victorien Salagnon, l'autre personnage, celui du temps d'avant, va employer au fil de ses campagnes pour distancier les événements (tout comme le peintre de bataille de Perez-Reverte qui réalisait cette fresque immense, cette scène de guerre ultime qui les comprendraient toutes, pourchassé à la fois par les représailles de la victime absurde de son art), mais aussi pour les dire à sa France, sa femme, métis, coloniale et collonisée, d'ici et de là-bas tout à la fois, belle et cultivée et à la fois capable d'accès de rage lorsqu'elle se rappelle comment ils ont détruit son équilibre, en croyant toujours qu'un peu plus de force appliquée au problème allait pouvoir le résoudre.

De la langue française il fait un personnage, un sujet, un axe qui articule le récit entre le "hier" de la France impériale, et le "aujourd'hui" de la France et ses banlieues, comme une continuité de l'organisation géographique des groupes selon la teinte de leur épiderme.

Là où la France de Sarkozy constate la différence insoluble de l'immigré, le danger inhérent à sa seule présence, l'illégitimité de sa volonté d'être ici, chez lui, lui qui sera toujours d'ailleurs, Jenni rappelle le comment, le pourquoi, ce qu'a voulu être la France avant 1943, comment on leur a dit que c'était aussi la France chez eux, pour leur dire aujourd'hui qu'ils doivent en sortir.

Et puis comme la mémoire fait bien vite défaut, surtout à ceux qui ont été les vainqueurs, il nous redonne la perspective de ce qu'il appelle les 20 années de guerre, de tout ce qui arriva après 43, comment la puissance militaire française est passée de la résistance à l'Indochine, puis en Algérie, passant dans l'intervale du statut de victime à celui de bourreau.

Avec ce sujet et la qualité de l'ouvrage, l'art français de la guerre présente comme une continuité avec le voyage au bout de la nuit de Céline, mais les livres d'histoire, surtout ceux d'une telle ampleur demandent peut-être à être réécrits à chaque génération à la lumière des progrès de l'homme en matière d'humanisme…?

Et puisqu'il s'en réclame directement, Jenni vient aussi de la littérature homérique, la guerre devient alors un procédé ancestral, dont les tenants et les aboutissants varient si peu…

 

17:58 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (1)

mardi, 13 décembre 2011

Carnage

carnage-polanski-affiche.jpgPour une fois que les critiques acèrbes du Masque et la Plume avaient l'air d'accord sur un film, et comme je n'étais pas allé au cinéma depuis des temps immémoriaux, j'ai consacré 1h20 hier au dernier Polanski, une mise en scène théâtrale, puisque adaptée… du théâtre! Exercice périlleux vu la difficulté de capter le spectacle vivant, et l'inintérêt probable d'une telle entreprise, qui laisserait le spectateur dans la frustration de la représentation sur un plateau.

Mais depuis 1962, le réalisateur franco-polonais a prouvé qu'il avait du style, une marque singulière comme en ont tous les vrais artistes, ce qui lui permet de pratiquer cet exercice de style, avec une touche personnelle, en focalisant sur ses thèmes de prédilection.

Si Ewan Mc Gregor incarnera toujours pour moi le Mark Renton de Danny Boyle, ce qui m'avait considérablement gêné dans la vision de The Ghostwriter, Kate Winslet a su se détacher bien nettement de son rôle dans Titanic (Rose DeWitt Bukater n'aurait certainement jamais vomi sur ses voisins!).

Dans Carnage, les ressortissants les plus emblématiques de la civilisation qui prétend dominer le monde, se trouvent ramenés à leur bestialité la plus primaire, privés progressivement des accessoires et des masques de la modernité, incapables de réaliser la conciliation qui les réunissait tout d'abord.

Un huis clos où la violence est verbale et comportementale: deux couples se réunissant pour évoquer l'altercation sanglante qui a opposé leurs enfants, se trouvent dans l'incapacité de communiquer, mais une suite d'événement minuscules, perturbateurs, va les empêcher systématiquement de renoncer à un entretien infructueux du premier sujet et les amener à aborder progressivement l'ensemble de leurs différences, jusqu'au pugilat.

Polanski, notamment dans Le locataire avait déjà fait des "haines de proximité" et de l'"habitat-prison" ses thèmes de prédilection, mais ici, le mouvement maléfique qui ramène toujours les belligérants vers l'effroyable mêlée évoque le cinéma de Bunuel, dans des films comme l'Ange exterminateur.

Comme pour Hélène de Troie ou l'archiduc François Ferdinand, les causes de la guerre sont sans proportion avec la folie destructrice qu'elle engendre. Dans Carnage, le dysfonctionnement originel qui donne lieu au fil des événement trouve même sa résolution hors du champ de ceux qui s'emploient à trouver les moyens d'une réparation, les enfants sont moins fous que leurs parents!

Au cinéma depuis le 7 décembre

samedi, 03 décembre 2011

Bérénice

Berenice.jpgAprès avoir passé des soirées mémorables au théâtre de la X-Rousse pour les représentations de La mort du roi Tsongor, La Métamorphose et Le bourgeois gentilhomme, nous nous sommes présentés à nouveau la semaine passée à cette adresse pour Bérénice, mis en scène par Laurent Brethome.

Ne connaissant cette sorte de littérature de scène que par le biais d'une très proche connaissance qui planchait il y a quelques années sur les larmes chez Racine, j'étais alors dans les meilleurs dispositions du spectateur, l'ignorance sinon complète, du moins relative du sujet et de l'intrigue.

Après avoir dépassé les quelques premières minutes d'adaptation, le texte en alexandrin se révèle très facile à suivre, et bien agréable à l'oreille.

Le décor et les costumes ne s'affranchissent que progressivement de ce cadre classique pour donner au sujet toute sa modernité, accompagné au fil des diagonales parcourues par les comédiens d'un personnage tierce, un Jean Racine 2011, auteur/souffleur finement marié aux scènes.

Et puis la mise en scène sait, pour une production institutionnelle, se nourrir de tout ce qui rend pour moi aujourd'hui le théâtre jubilatoire, en se permettant quand la maîtrise du plateau est établie, de varier les tons, de donner au public des marques de connivence lors de courts moments à la limite du potache, où par exemple un comédien est replacé, en jeu, dans sa position, comme une marionnette, par des mains autoritaire, nouvelle expression de la présence de l' "auteur" sur scène?

Et puis comme ici on sait s'affranchir, parce qu'on en connaît très bien le sens de tout ce que le travail du plateau a de traditionnel, les lumière de David Debrinay, ne se contentent jamais des pars/PC et découpes implantés sur un grill, les projecteurs peuvent aller en salle, ou même être remplacés par des basses tensions, qui elles, permettent l'existence de scènes annexes, au lointain, de quelques instants, comme un découpage cinématographique.

Théâtre Jean Arp, Clamart (92) - du 29 novembre au 10 décembre 2011

Le Carré, Scène Nationale de Château-Gontier (53) - 13 décembre 2011

Le Théâtre, Scène Conventionnée de Laval (53) - 16 décembre 2011

Théâtre de Cusset (03) - 13 mars 2012

Théâtre du Vellein, Villefontaine (38) - 21 & 23 mars 2012

Théâtre de Fougères (35) - 3 avril 2012

Théâtre de Chartres (28) - 12 avril 2012

lundi, 07 novembre 2011

Duke Ellington meets Count Basie

151470.jpgBien mal élevé en matière de jazz, je n'ai découvert ce champ musical que tard, mais tout à fait logiquement, dans la suite d'une véritable exigence d'auditeur, et parce que fan depuis toujours de musique rock et complètement dingue de musique des balkans, cette musique devait se placer dans mes oreilles à la frontière, à l'origine de toutes les autres.

Comme les plus réputés ont le plus de chance d'arriver en premier à vos oreilles, j'ai fait connaissance avec les deux maîtres du big band, qui ont eu là la pertinence de faire un album commun, anthologique, remarquable, inouï, un battle royal où les cordes placent le décor de l'affrontement permanent des vents.

Quand on aime Django, Truffaz et Goodman, on ne peut que considérer ce disque comme l'un des plus aboutis de sa catégorie!

lundi, 31 octobre 2011

Omerta dans la police

9782749118017.jpgÉtant nez en France de parents français, j'ai déjà une image assez navrante des individus détenteurs exclusifs de la violence légale, vu les interactions que j'ai pu avoir avec eux, jamais positives.

Je ne m'étanderais pourtant pas sur mes propres expériences, tant les millions d'individus qui n'ont pas la "chance" de mon origine sont sans cesse, et de plus en plus stigmatisés, humiliés, rejetés ici.

Sihem Souid issue des quartiers populaires, laisse une chance à la république, croit en l'égalité des chances et s'engage dans les forces de polices pleine d'un idéalisme magnifique pour porter cette charge qui pourrait être si glorieuse.

La réalité des mentalité barbares de ses collègues qui, s'ils ne sont pas des brutes xénophobes, sexistes, homophobes et carriéristes, suivent cette première catégorie d'individus qui sont devenus naturellement leurs chefs, rattrape bientôt la jeune femme, systématiquement stigmatisé quand elle sort du rang pour l'abaisser au rang de semi-française, vue proprement comme une race inférieur, d'autant plus coupable qu'elle ne possède pas dans l'entre-jambe l'attribu de domination archaïque.

Tout de même aidée dans sa lutte contre cet état déastreux des choses par quelques justes, elle perd néanmoins la foi, au fil d'une carrière chaotique, balloté d'un service à l'autre au gré des haines de ses suppérieurs.

Elle passe notamment des années qui, par son écriture, deviennent édifiante, au sein de la PAF (police au frontières) d'Orly, ou l'on entre alors dans cette entreprise hallucinante dont la mission avouée est l'expulsion expansive des non-blancs hors du pays des droits de l'homme…

Sihem Souid ne sait pas écrire et son livre ne recéle pas la moindre qualité littéraire, mais son témoignage est tellement essentiel et doit être lu par le plus grand nombre, comme une inspiration au très futur bulletin de vote!

The tree of life

The-Tree-of-Life-Affiche-France.jpgSi par le passé, les cinéastes américains ont pu connaître de grandes réussites dans l'exercice de réalisation d'un cinéma "mystique", avec 2001 et Apocalypse Now, pour ne cîter que les plus beaux, il semble que la génération actuelle peine grandement dans cet exercice, tant j'avais déjà été incommodé par l'indigeste The Fontaine de Darren Aronowsky, et surtout, avec l'affreux Tree of life, où je suis arrivé au niveau des crampes d'estomac, pour rester dans un registre correct.

Palme d'or au festival de Cannes 2011! Rien que ça! Je ne comprend pas comment ce pur navet a pu emporter les votes d'un jury réputé.

Tree of life est très certainement le film d'un directeur photo, qui a eu semble-t-il le champ libre pour éclairer et cadrer chaque plan, peut-être avec l'ambition de faire de chacun un tableau de maître. Mais quand le contre-jour vire au procédé, et que des séquences entières enchaînent des images de lave en fusion, de canyon et de comêtes, délaissant complètement le scénario pour entrer dans une sorte d'hommage au documentaire de prestige, mais sans le commentaire scientifique, on sent que tout ça va trop loin, qu'il y a simplement trop d'argent, ce n'est plus du cinéma, mais de l'auto-satisfaction à l'état pur.

Terrence Malick n'a vraiment rien d'un génie, ça sent le mysticisme évangélique à plein nez, la caricature familiale expressionniste.

Durant 2H18, on tente de se raccrocher à des bribes de scénario: un père autoritaire, et une mère évanescente gouvernent l'éducation de trois garçons, l'un deux meurt, tragédie, tristesse, psychanalyse.

Mais avec un sujet aussi dur, le rythme et la narration ne peuvent jamais trouver leur place, tant chaque émotion est balayé, shintée, au profit d'une musique néo-classique, illustratrice.

Parler de l'émotion, du drâme, en se refusant toujours de les filmer, tourner autour de sujets graves, sans les traiter.

Ça me fait penser aussi aux films de Night Shyamalan, un cinéma qui se veut d'atmosphère, fuyant, inexpressif…

Je crois que The tree of life fait parti de ces films qu'on fini par louer dans son vidéo-club parce qu'on a tellement vu l'affiche et tellement entendu le nom, qu'il fini par paraître familier, on l'emporte alors chez soit en confiance, mais non! Fuyez! C'est affreux! Ce film est votre ennemi!

jeudi, 20 octobre 2011

Citronnade

une-citronnade-pas-comme-les-autres-le-18-octobre-a-l-allegro.jpgDans un montage de textes de Raymond Carver, la compagnie détours crée un spectacle au carrefour du théâtre, de la danse, de la musique et de la performance, le tout traversé, comme un liant, par une gestuelle rock'n'roll.

La diction du texte au micro, alternativement par les comédiens qui se saisissent ainsi des rôles, un peu plate et formelle est joliment enmenée par une scénographie évolutive, bousculant leurs positions initiales pour les amener à devenir des performers, notamment du fait d'une inondation progressive du plateau!

La lumière ne sait pas s'accomoder de cette progression, et reste illustrative, par tableaux, avec de belles ambiances parfois, mais sans trouver les moyens d'éclairer cette masse liquide, vivant accidentellement les réflexions incidentes.

Il est question d'une citronnade, élément anecdotique, objet accessoire, mais ici déclencheur, catalyseur du drâme, où comment les choses minuscules qui peuplent un quotidien prennent une dimension fatale quand elles entourent les minutes de la mort. Sensation et traitement qui me replongent dans mes souvenirs de La chambre du fils, Chaos calme, Les chansons d'amour…

Je suis sorti de là avec l'impression d'avoir passé une nuit blanche.

3 février 2012 Espace Le Corbusier à Firminy

30 mars 2012 La Maison du Peuple à Pierre Bénite

19 avril 2012 Neutrino à Genas

11 mai 2012 Théätre Jean Marais à St Fons

vendredi, 07 octobre 2011

Le Nez

bandeaux_small-le-nez.jpgA l'opéra, j'ai passé plus de temps sur le plateau que dans la salle, et en musique, même si je me soigne activement, j'ai plus une culture rock, mais comme disais chais pas qui "le spectacle vivant est le lieu où se rejoignent tous les arts". Un autre type disait: "Puisque toutes ces choses nous dépassent, feignons d'en être les organisateurs", ce qui n'a rien a voir avec le chmilblick, mais j'adore cette citation.

Je me suis apperçu ce matin, que l'un des grands avantages de ma sédentarisation longue durée (20 ans de Croix-Rousse!), c'est de connaître pas mal de monde dans ma ville et du coup de pouvoir bénéficier des "bons plans", comme cette projection nocturne privée au CNP Bellecour que j'avais évoquée il y a quelques temps.

C'est donc en suivant le fil d'un texto envoyé quelques jours plus tôt par l'incroyable cébé (mon guide éternel) que je me suis rendu à l'ONL hier soir pour y mirer le spectacle d'ouverture de saison: le Nez, de Dimitri Chostakovitch.

Réunion de tout les arts donc, dans cette mise en scène de William Kentridge, qui s'ouvre sur un mur-BD, grande feuille de papier journal qui va devenir un écran vidéo (très très belles séquences d'animation), puis se déplier et se replier au fil du spectacle, faisant apparaître les éléments de décors propres à chaque scène.

Des costumes également transformistes, très réussis.

Ca chante peu, des scènes entières sont en vidéo.

Le résultat ressemble presque un peu trop à un catalogue du meilleur de ce que peut faire chaque corps de métier sur un opéra, peut-être parce que je déconstruit trop ce que je vois, peut-être aussi parce que chacun (vidéaste,scénographe, costumier…) est tellement brillant qu'il n'arrive pas à fondre sa créa dans une production collective…?

Ce n'était que la générale, ça joue du 8 au 20 octobre.

My name is earl

My-Name-Is-Earl-PSP-Wallpaper.jpgContrairement à l'illusion donnée par le champ du politique et du militaire mondial, il apparaît clairement que les Etats-Unis ont conçu aujourd'hui le pire mode de civilisation jamais imaginé par l'homme.

Parce que vivre dans des caravanes en cumulant plusieurs jobs, sans système de santé, ce n'est certainement pas le mieux que peut proposer une société organisée à ses ressortissants…

Mais ça les fait bien ricaner, et avec ce gôut de l'auto-parodie et de l'analyse immédiate de l'histoire en cours, ils fabriquent des formes comme "My name is earl", série délirante, déjà 4 saisons.

Earl est le type même du loser, expulsé avec son frère Randy de chez leurs parents, il vit depuis des années en parasite, éternel adolescent, un peu truand, complètement aculturé et vrai potache.

Ayant gagné au loto, une grosse somme, il est renversé par une voiture, choc qui le fait alors basculer dans le repenti: il dresse alors une liste de toute ses mauvaises actions passées et décide désormais d'employer son temps et son argent à réparer ses tords, avec comme moteur une interprétation très personnelle et simplifiée du karma, vu comme une force omnipotente influant en bien ou en mal sur le cours de sa vie selon la nature de son comportement.

Chaque épisode donne lieu au solde d'un autre numéro de cette liste, mélangeant alors les séquences de l'avant en rappel de la mauvaise action produite et les séquences actuelles, de réparation.

Avec Earl Hickey, on pense bien sûr à Hommer Simpson, si ce n'est une grosse différence de pilosité faciale!

A noter aussi la qualité des personnages secondaires, son frère Randy, collé à ses basques, autre nuisible social, hilarant, son ex-femme Joy, blonde agressive et égocentrique, crab-man, l'afro de service, ex-agent bénéficiant du programme de "reclassement" du FBI, seul personnage moral et légaliste, quand tout les blancs sont des petits truands idiots.

Bref, j'enchaine depuis des semaines tous les épisodes, sans me lasser, n'en reste plus qu'une petite dizaine, et la production s'arrêterai… aïe!

12:10 Publié dans Série | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : my name is earl

samedi, 23 juillet 2011

Avignon off 2011

Avignon, Coalition, Théatre des Doms, Trop de Guy Béart tue Guy BéartAprès avoir été ces 4 dernières années en Avignon pour y accompagner des spectacles, faute d'emploi cette édition, j'y suis allé comme simple spectateur, ce qui m'a permis d'entendre d'autant mieux ce que c'est que cette opération immobilière formidable, institution incroyable qui met en libre concurrence un mélange de répertoire, de vaudeville, de danse, de concert, et, perdu au milieu, comme la plus infime partie, de vrais morceaux de création théatrale.

En arrivant là-bas le 20 juillet, l'oreille ouverte en déambulation, ou attentif aux terrasses des cafés, on perçoit à quel point une date a été franchie, au-delà de laquelle les quelques mille spectacles pésentés ont, ou pas, connu la réussite, résultat purement financier qui se caractérise par le remplissage des salles dédiées à ces représentation, puisque l'intention d'alors, pour une compagnie en Avignon, est d'avoir limité, par les gains en billetterie le colossal débit que représente l'aventure avignonnaise: de l'ordre de 12000€ juste pour l'occupation d'une salle, avec un support technique très alléatoire, dépense à laquelle il faudra ajouter la nourriture, le logement (3000€/mois pour 60m2), et peut-être même des salaires!

Dans les rues les visages reflètent alors deux types de situation psychologique, allant d'une satisfaction pleine, tête haute, en attente d'être reçonnu, salué, interviewé, primé peut-être, à des mines défaites, traits tirés, angoisse, fatigue, avec en tête une volonté farouche de "débrifer" avec les gens de la compagnie pour exorciser l'échec artistique et pécunier.

Il faut savoir que chaque salle de spectacle ici, programme 8 spectacles/jour, que pour chacun le promoteur afférant touche le tarif de la location qu'il fixe librement, pour le off, les compagnies ne sont pas invitées à Avignon, ou alors invitées à payer!

Les seuls gagnants certains de ces beaux mois de juillet sont les propriétaires des théâtres…

Je dis ça, mais je participe, et j'aime me trouver au centre de l'offre culturel, même si alors le choix faramineux, rend le parcours difficile. Mais une fois que je sais vouloir éviter, le bête, le vulgaire et le racoleur, j'ai déjà effacé de ma bible les 9/10° de l'offre et le risque s'amenuise jusqu'à me retrouver spectateur de 3 mises en scène que vous irez voir aussi, si vous passez par là dans la semaine de festival restante:

.La fête par le collectif de Quark à la Manufacture

.Trop de Guy Béart tue Guy Béart en déanbulation au départ du Théatre des Doms

.Coalition, aussi au Doms, donc par des belges, en toute fin de journé, un réussite exceptionnel ou deux collectifs bruxellois se mélangent et nous enmènent dans un délire magnifique, autour du thème de l'accident théatral, de l'accident dans un théatre.

mercredi, 30 mars 2011

Le crieur public

Gérald RigaudComme il a trouvé qu'il ne suffisait pas d'être un élu pour porter la voix d'une population, et que les vieilles traditions avaient ça de bon, qu'elles permettaient d'être détournées pour créer un personnage rigolo, Gérald Rigaud, crieur public de la X-Rousse de son état, officie tout les dimanches, à 11h, sur la place de la sus-nommée X-Rousse, et c'est épatant.

Le principe est simple: quelques lieux des pentes servant de boite aux lettres à des messages aux teneurs variés, ces messages sont ensuite récolté par leur récipiendaire qui les déclame au jour et à l'heure de la messe, génuflexions à l'appui, pour tout ceux que la religion irrite et que les idées d'extrème gauche ne heurtent pas trop.

La lecture est précédé d'une longue introduction, improvisée autour de quelques rituels, visant à placer l'audience dans un climat de détente et de fraternité propice.

Depuis 2003, l'officine du crieur est devenue absolument essentielle dans le paysage de notre quartier, et à la suite d'une dégustation de croissant à l'Atelier du boulanger ou d'huitres du café Jutard, je vous invite à vous y rendre, car il a repri ses activités depuis l'arrivée du printemps.

Tout les dimanches à 11h place de la X-Rousse

mardi, 29 mars 2011

Dogma

Dogma.jpgComme je suis un fan inconditionnel de Clerks, je me jette sur Dogma avec un vaste flot d'aprioris positifs qui ne vont pas se démentir.

Kevin Smith, gardant en tout point le ton de son premier succès passe à la couleur, pour cette fable biblique contemporaine qui suis les traces de 2 anges déchus, prêts à réintégrer le paradis, profitant d'un vice de forme dans le dogme catholique, mais s'ils parviennent à leurs fins, c'en sera fini de toute la création, ce qui est un peu embétant, c'est sur.

Se jettent alors à leurs trousses, pêle-mèle, une série de créatures mythiques (dont les inénarables Jay & Silent Bob, prophètes en leur pays), autour de la dernière descendante de la lignée de Jésus (fils de).

Les dialogues, et les attitudes des personnages, très "Brooklyn", ne les empèchent pas d'être des sommités de théologie, et si le scénario est vraiment délirant, la connaissance du dogme de l'église latine est sans faille.

Les principaux rôles sont tenus par une flopée d'acteurs très très bankable, ce qui ne gâche rien.

2H10 très distrayante, plein d'effets spéciaux (un peu à 2 sesterces), du cinéma.

aujourd'hui à 20h35 sur Direct Star

jeudi, 24 mars 2011

True Grit

true_grit_ver4.jpgAvec Burn after reading, Ladykillers et Intolérable cruauté, les Coen avaient quelque peu désarçoné mon sentiment de spectateur, me donnant l'impression que les frères développaient une double filmo, avec cette série de films mineurs, certainement plein de clins d'oeil à un nombre très restreint d'initié.

Mais Tru Gritt fait franchement le lien entre ces petits films assez inintéressants et les production formidables des années 90, The big Lebovski et O'Brother.

Parce que même si le traitement du genre western est franchement moins glorieux que l'adaptation qu'ils avaient faite de l'Odyssé, l'écriture du personnage principal et son verbiage effronté sont absolument réjoussants.

The Grit, c'est le Cran, et comme les cow-boy sont de vieux bonshommes hirsutes, incapables en matière de gloire et autre vertues chevaleresques, c'est Mattie qui va prendre la relève, à peine sortie de l'enfance, son père s'étant fait lâchement assassiné, elle prend les armes et réclame justice.

Alors que son personnage dans ce genre cinématographique à plutôt tendance à se faire violer dans une meule de foin (je l'invente pas, voyez "L'homme des hautes plaines"), elle s'habille en mec et balance des grosses vannes pour se faire respecter.

Elle recrute 2 marshals pour mener à bien sa mission, à la recherche du tueur, en territoire indien…

mercredi, 23 mars 2011

Ma part du gâteau

images.jpgJ'ai comme l'impression que Cédric Klapisch a perdu une occasion de devenir un Monsieur du cinéma français, tant les promesses du Péril Jeune, assez bien tenus dans l'Auberge Espagnole et les Poupées Russes virent à l'arnaque dans ce dernier film.

Un peu comme le trader du film qui amasse des gains faramineux en jouant à la bourse, finalement rattrappé par les victimes qu'il avait refusé de voir derrière les lignes de chiffre, les spectateurs des films de Klapish pourraient aussi le rencontrer pour le mettre face à leur déception, leurs attentes déçues.

Mettons les choses au clair: moi ce qui me plaisait jusque là c'était la construction progressive d'un style unique, dans le jeu des acteurs, la construction du scénario, et puis de certaines qualités techniques aussi, avec l'utilisation de la HD, des effets de montage très modernes.

Mais tout ça vire finalement au procédé et on nous refuse le plaisir d'une nouvelle collaboration avec Romain Duris, dans une histoire racoleuse pour lecteur de Libé en mal de drâme social.

Le pire dans ce film est peut-être l'incapacité à intégrer dans le récit des éléments d'hommage, avec une séquence Pretty Woman digne d'un film avec Jack Black, l'apparition du réalisateur "à la Hitchcock"…, autant d'indélicatesses qui ne lui permettrons jamais d'atteindre son ambition, celle de devenir un Tarantino à la française.

La question majeur du film devient alors: peut-on faire du cinéma social "à la Ken Loach" avec des ressorts grand publique?

A une époque ou les moyens de subsistance, les conditions de survie des employés, des ouvriers, des enseignants, des chercheurs, des intermittents… sont froidement bradées sur l'autel du grand Capital, nous aurions sûrement besoin de traiter du chômage, des délocalisations, du suicide avec plus de rigueur. Je ne crois pas que lorsqu'on aborde ces sujets on puisse jamais se permettre de traiter des décideurs et des exploités comme de personnages d'une romance grotesque.

Revoyons plutôt La raison du plus Faible de l'excellent Lucas Belvaux.

lundi, 14 février 2011

Grumeau

Grumopromo.jpgCeci n'est pas une bd, c'est un album illustré, ceci n'est pas un blog bd, c'est un blog bébé.

3 ans et demi de vie pour ces illustrations, aussi bien sur blog grumeautique, hébergé chez blogspot, qu'en albums.

Une maman illustratrice qui croque les instants de vie avec sa fille, depuis la grossesse jusqu'à… quelque-chose de Truman Show…?

Mais les situations sont tellement évoquatrices quand on est aussi parent de ce format d'avortons, et la distance de l'humour de Nathalie Jomard occulte alors largement ce petit côté malsain qu'il pourrait y avoir à "utiliser" son mioche comme source d'inspiration.

Personnellement je retrouve les frasques de mes morveux quasiment à chaque illustration, ce qui fait un bien fou pour les jours ou on voudrait les renvoyer à l'expéditeur pour cause de mal-fonction!

MDR

16:08 Publié dans BD, Blog | Lien permanent | Commentaires (4) | Tags : nathalie jomard

Black Swan

affiche-black-swan-10362406zkkww.jpgComme spectateur de cinéma, je suis toujours à la recherche de ces films qui savent user de l'esthétique au service d'une bonne histoire, sans tout sacrifier au box office, j'avais donc forcément été bluffé par Requiem for a dream, la violence des images ayant imprimé pour longtemps sur ma rétine le souvenir de cette quète éperdue du monstre dans l'humain.

Absolument déçu à la vision de The Fountain en 2006, je bottais en touche, et ne me présentais pas aux guichets pour The Wrestler en 2009.

À nouveau curieux des suites du chef d'oeuvre décennal, aguiché par une bande annonce sous forme d'hommage aux grandes heures de Cronenberg, je me rendais le soir de sa sortie à la projection du Black Swan de Darren Aronofsky.

Et ce fut une merveille à nouveau: le cinéaste américain nous montre l'ascension vertigineuse d'une danseuse de ballet, appliquée à l'extrème, sans la plus petite trace de fantaisie, qui va se trouver propulsée, à la suite d'un mordant malentendu, à la tête de la nouvelle production de son ballet, qui devra alors sublimer la technique de son travail habituel, à la recherche de l'interprétation du rôle.

Aronofsky signe un film mental, où il concrétise à l'écran la progression traumatisante d'une enfant qui perd peu à peu son âme, en sacrifice à sa passion.

Nina ne comprenant jamais le sens du mot "interprétation", ou le comprenant trop bien justement, pour jouer la reine des cygnes, elle ne peut que le devenir.

Winona Ryder y incarne le rôle de la mère, à la folie très proche de celle de Ellen Burstyn dans Requiem.

La qualité des effets spéciaux associée à ce que Clint Mansell a fait de la musique de Tchaikovski place alors le film sur orbite, laissant le spectateur bouche bée, un univers qui me ramène aux sensations de La Mouche, Orange Mécanique, Princesse Mononoké…

 

au cinéma depuis le 9 février

jeudi, 20 janvier 2011

Je suis une légende

je_suis_une_legende.jpgQuand on attaque un film sur TF1, un dimanche soir, avec un acteur trop célèbre, on se dit qu'on est vraiment un gros naze, un qu'on aurait mieux fait d'avancer ce délicieux roman de Lucia Etxebarria qu'on avait glorieusement entamé plus tôt dans l'après-midi, profitant sournoisement de la sieste des enfants…

Mais comme je suis aussi résolument un fan de morts-vivants (vraiment il faut que vous lisiez la bd Walking Dead, si ce n'est déjà fait), j'ai été un très bon client pour ce film de 2007 de Francis Lawrence.

Une adaptation du roman de Richard Matheson, où Robert Neville, dernier survivant d'une épidémie qui a transfomé tout ses congénères en zombie (et là mon frère ricane à juste titre, tant le pitch de toutes ces histoires de mort-vivants se ressemblent), survie de par son immunité biologique et tente d'apporter un remède au virus, incapable d'assumer sa solitude, plus que par sollicitude envers les autres, ex-humains.

Comme les zombies, ici vampiriques, ne peuvent sortir que la nuit, Neville (interprété par Will Smith, aussi bon que dans Hancock), est de jour un Robinson, avec pour vendredi un berger allemand super doué, lui aussi vivant dans le danger de la contamination.

Ce qui fait de Robert Neville, depuis sa première incarnation en 1954 une légende, c'est sa position de prédateur de zombies, puisqu'il disparaît la nuit dans une cache inconnue de ses ennemis et les domine le jour, les traquant dans leur retraite.

dimanche, 09 janvier 2011

Somewhere

affiche-de-somewhere-de-sofia-coppola-4724807lzjdw.jpgUne nouvelle réalisation très dépoullé pour la cinéaste américaine qui nous avait habitué à des films très très esthétiques, avec Virgin Sucide et Lost in Translation, véritable quète de la couleur et de la lumière, recherche sur pellicule, qui atteignit son paroxysme avec Marie-Antoinette en 2006.

Peut-être alors parce qu'elle était arrivé au bout de ce chemin, elle signe avec Somewhere un film très brut, à la limite de l'insignifiance, qui ne se soucie jamais de composition du cadre, mais garde, comme dans sa précédente production, l'ambition de filmer un personnage seul, face au monde qui l'entoure, face à la caméra.

Johnny Marco est le modèle de l'acteur américain bancable, créature inhumaine, qui ne décide pas de son emploi du temps (son agent est là pour ça), de son logement (il vit dans une chambre d'hôtel), d'argent (ressources illimitées), de recherche amoureuse (les femmes lui tombent littéralement dans les bras à chaque pas), mais il a alors tellement peu de décision à prendre, qu'il fini par ne plus vivre, par ne plus être, se sentir absolument inutile, sombrer dans une dépression absolu.

L'élément déclencheur qui fait basculer l'acteur d'une passivité hallucinante face à sa propre vie, est l'apparition de sa fille, Cléo, avec qui il va passer quelques jours formidables, absolument à l'aise avec toutes les activités qui relèvent de l'enfance, puisque toujours enfant lui même, période au sortir de laquelle il se trouve à nouveau seul, complètement désemparé.

Johnny Marco est une sorte d'aboutissement ultime de l'homme moderne, qui n'a plus à se soucier de la recherche de la satisfaction de l'ensemble de ses besoins primaires, mais sans être pour autant devenu l'espoir philosophique, l'être de culture qui, émancipé de ses occupations bestiales en profiterait pour s'enrichir intélectuelement, Somewhere, un anti-Gerry?

Un film agréable, de belle facture, mais je ne peux m'empêcher de regretter l'univers colloré de Sofia Coppola, j'ai hâte de voir son prochain film!…

Au cinéma depuis le 5 janvier

jeudi, 06 janvier 2011

Boulet

bouletcorp.jpgToujours à la recherche de nouveautés alléchantes, dans la multitude infinie des auteurs et séries bd existants, j'ai la chance infinie d'être conseillée par une spécialiste avertie, aux goûts sûrs et avérés qui déverse régulièrement chez moi, telle la bonne parole, une sélection merveilleuse des nouveautés.

J'ai alors connu la grâce de découvrir le monde merveilleux de Boulet, fils légitime de Manu Larcenet et Hara-Kiri, auteur très drôle, qui dessine bien ses dessins, complètement potache et drolatique, je pouffe, tel la pouffe, à chacune de ses pages, et elles sont nombreuses! puisque son formidable blog (pour ce qui est de la bd, le reste c'est ripou, pitié Boulet prend un webmaster!) en est à sa saison 7.

Comme Larcenet, il se met en scène, mais sans avatar, il illustre vraiment des scènes de sa vie, sous forme de billets d'humeur, une page format bd, le plus souvent, une histoire courte de son quotidien, avec un style bien corrosif, bravo!!

15:34 Publié dans BD, Blog | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : boulet